Rachida Dati va redevenir magistrate grâce à Darmanin ! Comme l’explique Médiapart, ce « retour surprise » dans la magistrature survient, alors que l’ancienne ministre doit être jugée dans quelques jours pour corruption et trafic d’influence. Une vraie provocation. Son nom figure officiellement sur la toute dernière liste en date des magistrat·es appelé·es à prendre un nouveau poste, appelée « transparence » dans le jargon judiciaire, datée du 4 septembre, et qui est arrivée vendredi soir dans les juridictions. L’ancienne ministre, qui fut un temps magistrate (de 1999 à 2003) avant d’entrer en politique, est proposée au poste de première substitute à l’administration centrale de la place Vendôme, selon des informations obtenues par Mediapart.
Mais, Rachida Dati devra tout de même patienter avant de retrouver un poste au sein de la magistrature. Le Conseil supérieur de la magistrature ne devrait examiner la candidature de Rachida Dati à un poste au ministère de la justice qu’au mois d’octobre, c’est-à-dire après son procès pour corruption et trafic d’influence. A priori, ce procès en correctionnelle n’entrera pas en ligne de compte dans l’avis que rendra le CSM : le Conseil est uniquement chargé d’examiner l’adéquation entre le CV de la candidate et la nature du poste proposé par le ministère.
Histoire et mémoire de l’exil espagnol en Isère.Exposition, conférences, rencontres… Jusqu’au 31 octobre 2026. Il y a 90 ans, la guerre d’Espagne bouleversait tout un pays et contraignait des centaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants à prendre le chemin de l’exil. Nombre d’entre eux trouvèrent refuge en France, en Isère, et à Grenoble, où leur histoire s’est ancrée dans celle de notre territoire. Aujourd’hui, la Ville de Grenoble, en partenariat avec le laboratoire ILCEA4* de l’Université Grenoble Alpes, affirme son engagement en faveur de la transmission de cette mémoire, longtemps restée dans l’ombre. Intitulée « Les Réfugié-es espagnol-es en France, en Isère et à Grenoble (1936-1941) : 90 ans de la guerre d’Espagne. Histoire et mémoire », cette saison s’inscrit dans la continuité du travail engagé en 2025 à l’occasion de la journée de mémoire démocratique : « Espagne 1975. La liberté retrouvée » organisée au campus universitaire de Saint-Martin et à l’Hôtel de Ville de Grenoble.
100 jours pour agir, 100 jours pour Grenoble. Depuis son installation, la nouvelle équipe municipale a engagé une première étape de transformation de Grenoble autour d’une ambition claire : agir concrètement pour améliorer le quotidien, renforcer les solidarités, protéger les habitant-es et construire une ville plus résiliente et plus émancipatrice. Ces 100 premiers jours ont permis de lancer ou de concrétiser de nombreuses propositions : soutien renforcé aux familles monoparentales, accès à la montagne pour les jeunes, nouvelles solutions de fraîcheur, développement de l’offre de piscines, transformation des espaces publics, participation citoyenne, accompagnement des habitantes et habitants face aux enjeux du quotidien, éducation populaire aux finances publiques ou encore mobilisation citoyenne face aux épisodes de fortes chaleurs. Cette première séquence pose les bases d’une action municipale qui privilégie la proximité, la solidarité, l’écologie concrète et la participation des habitant-e. Un dossier de 14 pages.
Nouvelle version du guide sur la prévention de la corruption dans l’achat public. La commande publique représente un levier essentiel pour l’action publique, avec 233 milliards d’euros engagés chaque année, dont 50 milliards pour l’État. Garantir la transparence et la probité des procédures d’achat public est une priorité absolue pour préserver la confiance des entreprises et des citoyens. C’est pourquoi l’AFA et la direction des achats de l’État (DAE) publient une nouvelle version élaborée conjointement du guide sur la prévention des atteintes à la probité dans l’achat public.
À quelques semaines de l’extinction de l’encadrement des loyers, prévue en novembre 2026 si aucune loi n’est adoptée d’ici-là, la sixième édition du baromètre de l’encadrement des loyers montre que ce dispositif plébiscité par les locataires, appliqué dans près de 70 communes, est respecté de manière très inégale par les bailleurs selon les territoires.
L’écart continue même de se creuser. L’évolution la plus inquiétantes est la hausse spectaculaire à Paris des bailleurs qui dépassent le loyer-plafond, passant de 31 à 46 % en un an, un record pour la capitale. En banlieue parisienne, les tendances négatives de l’an dernier se confirment à Est-Ensemble (36 % de loyers proposés au-dessus des plafonds légaux) et surtout à Plaine-Commune (61 %).
Vendredi 4 septembre 2026, fête de la Bastille à partir de 18 h Place Tournadre – Fort de la Bastille
Du 9 septembre au 31 octobre, exposition : à quoi pourrait ressembler Grenoble en 2040 ? à La Plateforme, ancien musée de peinture place de Verdun. Expo : à quoi pourrait ressembler Grenoble en 2040 ? – Grenoble.fr
Les données macroéconomiques sont mauvaises pour la France, l’inflation augmente ainsi que le chômage, la consommation stagne et l’évolution du PIB se détériore rapidement. Au même moment les budgets publics de l’Etat et des collectivités locales se préparent en appuyant sur les freins, que ce soit dans les budgets de fonctionnement et dans les budgets d’investissement, rien de tel pour alimenter la récession. Aux dernières nouvelles le gouvernement voudrait imposer un nouvel effort aux collectivités de 6 à 7 milliards d’euros, pour atteindre au total environ 30 milliards d’économies pour l’Etat.
L’accélération de l’impact du changement climatique exigerait une action budgétaire forte pour préparer un avenir vivable dans le pays.
Vu la préparation de l’élection présidentielle, il ne semble pas raisonnable de penser que l’Assemblée nationale puisse trouver un accord pour un budget de relance économique et sociale… l’immobilisme semble le plus probable (adoption d’une loi spéciale ou adoption par ordonnance).
Dans un courrier adressé au Premier ministre le 28 juillet 2026, 22 présidents de grandes Autorités organisatrices de mobilités (AOM) alertent sur les besoins de financement des transports collectifs. Ils demandent l’inscription, dans le projet de loi de finances pour 2027, d’une disposition permettant de relever localement le taux du versement mobilité.
Des marges de manœuvre désormais épuisées.
Depuis plusieurs décennies, les grandes agglomérations investissent massivement dans leurs réseaux de tramway, de métro et de bus, indispensables pour améliorer les mobilités du quotidien et accélérer la décarbonation des déplacements. Ces investissements doivent s’accroitre pour mieux répondre aux besoins des habitants et à la modernisation des équipements.
Malgré les économies réalisées, de nombreux territoires sont aujourd’hui confrontés à un effet de ciseaux qui épuise leurs marges de manœuvre. Selon le GART (Groupement des autorités responsables de transport), l’impasse financière des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) locales hors Île-de-France pourrait atteindre près de 23 milliards d’euros d’ici à 2035.
Et si la rivière devenait un lieu de fraîcheur en été ? Une étude rendue publique le 10 juillet 2025, s’est penchée sur les possibilités de baignade, entre envies, avantages et précautions à prendre. C’est utile de la lire avant d’aller se baigner prochainement (espérons le 12 septembre).
Le changement climatique affecte Grenoble avec des pics de températures estivales de plus en plus nombreux. Cette évolution renforce l’intérêt pour les espaces de fraîcheur et pose la question des usages possibles des rivières urbaines.
Pour l’Isère, l’étude explore si elle peut représenter un potentiel pour apporter un peu de fraîcheur aux habitant-es. Elle examine aussi quels sont les avantages et conditions des baignades urbaines, et ce qui est mis en place ailleurs.
Aujourd’hui l’Etat n’assume pas et n’assure pas ses responsabilités. Il se défausse sur les collectivités territoriales, qui n’ont pas la compétence à elles seules, ni les finances, ni le patrimoine, pour assurer une mise à l’abri digne et durable d’un hébergement d’urgence, tant contre le froid que durant les périodes de canicules. Il y a bien la loi de réquisition de logements vides, mais laquelle n’a à ce jour, aucun décret d’application.
Lors de ses vœux du 31 décembre 2017, Emmanuel Macron déclarait vouloir « apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont sans abri ». En 2022, son gouvernement renouvelait cet engagement avec l’objectif de « zéro enfant à la rue ».
Au moment de la vélorution du 30 mai, nous attendions encore le délibéré du jugement des recours contre l’Autorisation environnementale (AE) et la Déclaration d’utilité publique (DUP). Fin juin, le verdict est tombé : sans grande surprise, nos requêtes ont été rejetées. Nous avons donc perdu la première manche.
Nous avions deux mois pour faire appel et, après un été studieux, voici la nouvelle du jour : nous allons en appel ! (Nous, c’est-à-dire les associations Trièves Mobilité Responsable/TMR et Alternatiba Grenoble, ainsi que d’autres riverain·es de la route.)
Les travaux à la hauteur de Saint-Michel-les-Portes à l’arrêt depuis février, ont repris courant juillet. Les engins de l’entreprise NGE, que le département avait “libérée”, s’activent à nouveau. À cet endroit sont prévus un passage sous la route, pour la faune et pour les usages agricoles, et un créneau de dépassement de 1000 m, le premier des dix voulus par le Département sur les 32 km entre le col du Fau et le col de la Croix-Haute.
L’inventaire naturaliste, lui, s’est poursuivi tout l’été, révélant d’autres espèces protégées ignorées par l’étude d’impact du Département, décidément bien peu regardant quand il s’agit de satisfaire sa « folie goudronique ». Des arguments supplémentaires qui enrichiront les requêtes en appel.
C’est le titre d’une étude du Haut-commissariat à la stratégie et au plan (HCSP)qui invite à agir vite pour s’adapter à cette nouvelle réalité climatique en éclairant sur les bénéfices que chacun peut en tirer. Il insiste sur le rôle crucial des collectivités territoriales, moyennant des mécanismes de financement adaptés. En conclusion il propose trois propositions clés pour 2035 et 2050 :
Donner aux collectivités territoriales, et notamment au bloc communal, les moyens de réaliser leur transition : dès lors que la collectivité aurait produit un plan pluriannuel d’investissement (PPI) permettant une transition crédible, elle aurait accès à un endettement additionnel à bas taux pour ses infrastructures de transition, voire des ressources propres supplémentaires.
Prioriser la réduction des pollutions, pesticides compris, en particulier dans les « hotspots d’exposition » (c’est-à-dire les territoires qui concentrent et cumulent les pollutions et les vulnérabilités sociales).
80 % des pâtes testées contiennent du cadmium, révèle une enquête de 60 Millions de consommateurs. Alors, comment faire pour éviter de manger ce métal lourd et hautement toxique ? La réponse n’est pas simple.
« Un enfant d’une douzaine d’années pesant 40 kg et consommant cinq portions de 60 g de pâtes sèches par semaine ingérerait environ 21 microgrammes de cadmium, soit plus d’un cinquième de la dose hebdomadaire tolérable retenue par l’autorité européenne », relève 60 millions de consommateurs. Or, ils absorbent par ailleurs ce métal toxique dans d’autres aliments du quotidien, comme le pain et les pommes de terre, surtout, mais aussi le riz, les biscuits salés ou sucrés et le chocolat.
Les effets néfastes sur la santé sont multiples : atteintes osseuses comme l’ostéoporose, maladies rénales, cancers de la prostate ou du sein, maladies cardiovasculaires. « Il n’y a pas de dose en dessous de laquelle le risque n’est pas augmenté, estime Pierre Souvet, médecin cardiologue et cofondateur de l’association Santé Environnement France. Moins on consomme de cadmium, mieux c’est pour éviter des infarctus ou des insuffisances cardiaques induits par cette exposition environnementale, souvent sous-estimée. »
Alors, comment choisir les pâtes les moins néfastes ?
Petit rappel concernant le gouvernement Balladur de 1993 à 1995. Avec 30 ministres et ministres délégués et seulement 3 femmes. ce gouvernement était très représentatif de la droite de l’époque. Il y a une particularité intéressante dans ce gouvernement, c’est que plus de la moitié (16) de ses membres (mais les deux tiers des femmes) ont eu des démêlés avec la justice. Sur les 16, seulement 4 hommes ont été relaxés dont Balladur. Certains ont été très lourdement condamnés comme Alain Carignon, François Fillon et Nicolas Sarkozy qui n’en a toujours pas fini avec la justice. François Bayrou est en appel concernant le détournement des fonds du Parlement européen par le Modem (rémunération des assistants parlementaires).
C’est le titre d’un rapport de deux inspections générales (Inspection générale des finances et Inspection générale de l’environnement et du développement durable), consacré à la gestion des déchets ménagers et assimilés, dont voici la synthèse qui se conclut : « La planification stratégique aux niveaux national, régional et local manque de cohérence. En particulier, les régions, dont le rôle de coordination est consacré par les textes, peinent à influencer les choix de gestion au niveau local. Or, la coordination entre les différents échelons territoriaux et un pilotage national plus affirmé sont nécessaires pour évaluer et programmer les investissements futurs et anticiper l’impact financier d’une éventuelle extension du système européen d’échange de quotas d’émission à l’incinération. »
« La production de déchets ménagers et assimilés (DMA), qui représentent environ 13 %de l’ensemble des déchets produits en France, reste plus élevée que les objectifs fixésdans la réglementation européenne et française. Les ménages et commerces ont généré,en 2023, 38 millions de tonnes (Mt), soit 558 kg/hab. Les ordures ménagèresrésiduelles (OMR), c’est-à-dire la part non triée des déchets, représentent encore 40 % destonnages, malgré une baisse de 20 % depuis 2009 au profit des déchets collectés en déchèterieet dans les collectes séparées (verre, emballages, papier, etc.).
Rentrée 2026-2027, coopérer, protéger et inventer pour les élèves grenoblois-es. L’action de la Ville de Grenoble en faveur de l’éducation des jeunes citoyennes et citoyens de demain répond à des enjeux multiples : une coopération renforcée de tous les acteurs de l’éducation, de l’Education nationale aux enfants, en passant par les familles, les associations et le personnel éducatif ; inventer des actions pour permettre aux écoles de répondre aux enjeux de demain, que ce soit des travaux sur les bâtiments, les cours, les rues attenantes, l’achat de matériel adapté, la transition numérique ou les conditions de travaux des agent-es municipaux ; protéger les enfants, leur santé, leur environnement et la biodiversité, permettre aux élèves d’avoir les meilleures chances d’une scolarité réussie et la mieux adaptée à chaque enfant, mais aussi accès à la culture et au sport dans un cadre bienveillant. Voir le dossier de 17 pages.
Logement social : l’État étudie des scénarios de coupes budgétaires massives.Un article de la Banque des territoires est inquiétant. Vente accrue de HLM, réforme des aides et fiscalité des bailleurs : alors que la demande de logements sociaux n’a jamais été aussi forte, un rapport de l’inspection générale des finances et de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable identifie des pistes de réforme permettant jusqu’à 3 milliards d’euros d’économies annuelles sur le secteur. Ces propositions inquiètent les acteurs du logement social, qui redoutent un affaiblissement durable de leurs capacités d’investissement au moment même où la crise du logement s’aggrave.
Quand les médias sous-informent et désinforment à propos de la crise environnementale. En 2026, 4 % des articles de presse écrite et des sujets audiovisuels concernaient l’environnement. Une proportion montée à 10 % au cours de l’été. Le réchauffement climatique peine à s’imposer face aux logiques médiatiques actuelles : info en continu, infotainment, réseaux sociaux. La désinformation est également en hausse, notamment sur les chaînes du groupe Bolloré et sur des radios privées.
Dimanche 30 août de 13h30 à 17h30 : baignade dans l’Isère, une nouveauté intéressante dans notre ville, au départ du quai Jongkind au ponton de l’aviron. Baignade par vagues de 20 nageurs et nageuses sécurisée par une équipe de sauveteurs nautiques et de secouristes professionnels.
Attention, cette baignade est reportée en raison d’analyses négatives suite aux conditions climatiques
Samedi 5 septembre de 10h à 17h au Palais des Sports, le Forum annuel des associations et des sports de Grenoble.
Jean Giard est décédé le 21 août 2026, à l’EHPAD Le Bois d’Artas à Grenoble. Il aurait eu 100 ans le 30 septembre 2026.
Il a eu une vie très active avec un riche parcours de syndicaliste à la CGT, au Parti Communiste Français après un début d’engagement chrétien qui aurait pu le conduire à devenir prêtre ouvrier. Au PCF, il rejoint les refondateurs en 1991. Ses engagements le poussent à endosser un certain nombre de responsabilités, y compris d’élu : adjoint aux finances (1977-1983) durant le 3ème mandat d’Hubert Dubedout, conseiller municipal dans l’opposition à A. Carignon de 1983 à 1995, conseiller régional (1977-1986), député (1986-1988). Il quitte le PCF en 1994.
Après la défaite de la gauche aux législatives de 1993, il participe à la création et à l’animation de Grenoble Objectif 95.
En 2020 il soutient activement la liste municipale menée par Eric Piolle, « Grenoble en Commun », où il occupe la dernière place. Pendant la campagne électorale de 2020, durant la crise du Covid, il écrit un article intitulé « Résistance et lucidité » où il met en cause le modèle de développement actuel : « C’est notre modèle de développement qui est en cause basé sur la recherche du profit, la financiarisation de l’économie, la destruction des ressources naturelles, la suprématie de l’individu sur le collectif… »
A l’élection municipale de mars 2026, il soutient la liste « OUI Grenoble » d’Union de la gauche écologiste et citoyenne menée par Laurence Ruffin qui va empêcher Carignon de revenir aux affaires.
Nous connaissons bien à présent le rapport des forces politiques en France, grâce aux données des dernières élections européennes et législatives et aux études d’opinion les plus sérieuses. Une donnée indéniable est la percée des votes pour l’extrême droite dominée par le Rassemblement National avec les ajouts de Zemmour, de Ciotti et quelques autres. Le système majoritaire pour l’élection des député-es permet à un courant, s’il dépasse le tiers de l’électorat, d’avoir une majorité de sièges à l’Assemblée nationale, sauf en cas d’installation d’un barrage majoritaire.
Lors des législatives suivant la dissolution de juin 2024, le RN a raté la majorité grâce au Nouveau Front Populaire (NFP) qui a réuni toutes les composantes de la gauche et permis que globalement un candidat de gauche soit qualifié pour le 2ème tour dans de très nombreuses circonscriptions, et au front républicain qui a vu s’exprimer tous les électrices et électeurs opposés à l’extrême droite au second tour. Les électrices et électeurs de gauche ont démontré à cette occasion qu’ils se mobilisent fortement lorsqu’il y a une démarche unitaire claire.
La gauche dans sa totalité a moins d’un tiers des suffrages alors que le RN ne cesse d’accroitre son implantation. On mesurera également dans la moitié des départements en septembre 2026, l’évolution des rapports de force au Sénat où la droite dite républicaine (mais parfois qui se rapproche du RN) devrait renforcer sa présence, vu les résultats des élections municipales de mars 2022.
Les rapports de force entre la gauche, la droite et l’extrême droite sont maintenant bien documentés.
Les canicules et la sécheresse ont frappé une grande partie de l’Europe et notamment la France a été lourdement impactée. Les mégafeux ont rappelé que l’adaptation au changement climatique exige en urgence un changement radical dans la protection des habitants, de la biodiversité, des cultures et de repenser radicalement notre organisation économique et sociale … sans doute avec des coopérations plus larges, des solidarités nouvelles.
L’agriculture a été lourdement impactée et le manque d’eau dans certains territoires devient très inquiétant, certaines rivières ont disparu et des centrales nucléaires ont été arrêtées car impactant trop la température de l’eau des cours d’eau auprès desquels elles sont implantées. Le nombre de décès dû aux canicules est très important mais pas encore arrêté.
L’eau manque et elle est indispensable pour toutes les formes de vie et pour de nombreuses activités. Elle est de plus en plus privatisée, prélevée et polluée. Le manque d’eau va entrainer des conflits d’usages de plus en plus importants et les pouvoirs publics, notamment locaux, sont désarmés face à cette évolution. Dans l’Isère la sécheresse impose des restrictions de consommation d’eau dans certains secteurs.
Pourtant tout a été dit et prédit par les scientifiques du GIEC. Jamais nous n’avions eu un gouvernement aussi incompétent sur ces sujets et le démarrage de la campagne présidentielle montre que de nombreux prétendants à la candidature, à droite et à l’extrême droite, sont incapables d’un minimum de discours sérieux sur ces questions pourtant vitales.
« À quelques mois d’une échéance électorale majeure, nous avons lancé un appel dans Le Café pédagogique, à l’origine de ce manifeste pour l’École et l’éducation. C’est un projet qui nous tient à cœur, à nous qui consacrons notre quotidien à l’éducation. Un projet ambitieux, qui n’est pourtant que le début d’un chantier nécessaire, aussi urgent que durable : celui de la reconstruction de l’École. Cet appel veut redonner toute sa place à l’horizontalité et plaide pour une école du temps long, mais il renvoie aussi à un horizon démocratique et social, à une vision politique. On vous en dit plus là :
« Changer de rythme, apaiser et réparer : passer d’une « politique de l’annonce » à une politique éducative durable
Aujourd’hui, notre École est abîmée, inquiète. Elle l’est après des années de gestion autoritaire et verticale, d’idéologie réactionnaire, de restrictions budgétaires, de communication intempestive, d’instabilité, de mépris et de séparatisme social.
De l’école au collège, du lycée général et professionnel, à l’enseignement supérieur, tout le système éducatif a subi des réformes durant les deux quinquennats du président Macron, placé sous le signe d’une instabilité chronique. La brutalité de certaines réformes, souvent conduites à rebours des expertises de la recherche et de l’expérience des professionnels qui travaillent quotidiennement dans les établissements scolaires, a profondément fragilisé l’institution.
De nombreux propriétaires d’entreprise échappent à l’impôt sur le revenu, contournent la taxation de la plus-value à la vente de leur société et allègent drastiquement les droits de donation-succession. Comment font-ils ?Il y a bien sûr les dizaines de milliardaires français ciblés par l’économiste Gabriel Zucman, qui défend une taxe sur le patrimoine des plus fortunés, lorsqu’il dépasse les 100 millions d’euros… mais ce ne sont pas les seuls riches à ne pas payer d’impôts ou très peu. L’ancien ministre de l’Economie Éric Lombard, en a dénombré beaucoup plus : « Il y a, j’estime, autour de 50 000 ménages probablement, si on fait un calcul statistique rapide, qui ont un revenu fiscal de référence (RFR) modeste par rapport à leur patrimoine financier », avait-il déclaré cet hiver, en lançant un pavé dans la mare.
Le revenu fiscal de référence peut être assimilé, grosso modo, au revenu imposable au sens large, avant déduction de certaines exonérations. Qui dit RFR modeste dit impôt modéré. Éric Lombard a ensuite précisé les informations venues de Bercy en sa possession. Tout dépend en effet du seuil retenu pour qualifier de « riche » un ménage. 133 000 ménages dont le patrimoine personnel dépasse les 2 millions d’euros déclarent moins de 10 000 euros de revenus par an… et paient donc moins de 1 000 euros d’impôt ! Il peut bien sûr s’agir de personnes âgées aux faibles revenus, dotées toutefois de grands appartements parisiens, mais Bercy souligne que ces cas sont en réalité marginaux.
La plupart de ces 133 000 orfèvres en optimisation fiscale restent dans le cadre de la loi. Avec des stratégies différentes, selon qu’ils sont ultrariches ou simplement fortunés.