Il y a 150 ans, le 2 mai
1871, le Conseil municipal nouvellement élu de Grenoble, réuni pour élire son
maire, votait à l’unanimité un vœu pour la cessation de la guerre civile ;
pour la proclamation de la République ; pour les libertés municipales… Jérôme
Soldeville, conseiller délégué à l’histoire de Grenoble, nous transmet ce vœu
du conseil municipal de Grenoble qu’il a retrouvé aux archives municipales.
« Monsieur le président [Ernest Calvat, futur maire alors encore simple conseiller municipal] dit que l’un des premiers objets qui doit appeler l’attention du Conseil est le vote d’une adresse à l’Assemblée Nationale pour lui exprimer les vœux manifestés par la majorité des électeurs à l’occasion des élections municipales qui viennent d’avoir lieu. Une Commission composée de MM. Calvat, Dantart, Sulhien, Arnaud, Rey, Bovier, Lapierre et Marquian a été nommée officieusement à la suite de la séance d’installation, et au nom de cette Commission, il est donné lecture du projet d’annonce suivant :
Les candidatures aux
élections départementales des 20 et 27 juin 2021, dans les 29 cantons, ont été
déposées à la préfecture de l’Isère le 5 mai. Le Printemps isérois présente des
duos de candidat-es dans tous les cantons, « Pour une Isère solidaire
et écologique, ensemble à gauche »
Dans chaque canton il y aura
deux élu-es, une femme et un homme et deux suppléant-es une femme et un homme.
A Grenoble il y a 4 cantons, trois incluant des quartiers de Grenoble et le canton 2 qui comprend une partie de Grenoble (centre-ville, Île verte, Esplanade, Saint-Laurent) et les communes suivantes : Fontanil-Cornillon, Mont-Saint-Martin, Proveysieux, Quaix-en-Chartreuse, Saint-Egrève, Saint-Martin-le-Vinoux, Sarcenas.
Depuis 2019, la métropole a
mis en place un « Observatoire de suivi de la vacance des logements
privés ». Il a pour but d’établir le nombre de biens vacants et d’étudier
les raisons de cette vacance. Il doit servir à définir les pistes d’actions
nécessaires pour une réoccupation de ces logements.
Il constitue, par la
recherche de logement à réoccuper, un outil au service des actions mises en
place pour développer l’offre de logements locatifs sociaux dans le parc
existant, comme le dispositif d’intermédiation locative de la Métropole « Louez
facile » qui va être renforcé prochainement.
Attention au cumulard. Sur le
canton de Grenoble 2 qui comprend une partie nord de Grenoble et Saint Martin
le Vinoux, Saint Egrève, le Fontanil et diverses petites communes de la
Chartreuse, on trouve comme candidat M. Sylvain Laval, maire de Saint Martin le
Vinoux, vice-président de la Métro et président du SMMAG, qui fait binôme avec
Mme Sabrina Seghier qui était 9ème sur la liste macroniste aux
municipales de Grenoble. Quand on vous disait que M Laval était macron plus que
compatible, en voilà la preuve concrète. Mais comment le président Ferrari va
accepter qu’un membre de son exécutif aille flirter ainsi avec la droite LREM
qui est dans l’opposition à la métropole ? M. Laval se dit surbooké par
tous ses mandats et il en redemande encore. On ne peut que recommander aux
électeurs de lui refuser vertement ce nouveau mandat et qu’à la Métro il soit
déchargé de sa vice-présidence à la voirie.
Si vous voulez avoir au moins une raison de voter contre L. Wauqiez lors des élections régionales fin juin, sachez qu’en plus de faire une politique à droite toute, il a un talent fou pour le clientélisme. Dès le début de son mandat, les associations de chasse ont été choyées et celles qui défendent l’environnement punies financièrement. « Médiacités » a fait un dossier qui explique à quoi ont servi les 6 M€ de subventions versées aux chasseurs. Le président de l’ex-Frapana le résume très bien, « On a vécu des années très dures, Laurent Wauquiez a perdu ce qu’il voulait perdre : nos avis très exigeants. Conséquence, la région Auvergne-Rhône-Alpes a pondu un Sraddet [Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires] de merde, le pire de France ! Si faire des miradors, acheter des frigos et mettre du gibier dedans, c’est ce qui fait la politique environnementale d’une région, merci bien ! »
Le trop fameux projet INSPIRA dans la zone portuaire de Salaise-sur-Sanne vient d’être sévèrement mis en cause par un jugement du tribunal administratif de Grenoble du 4 mai 2021, qui annule l’autorisation environnementale accordée par le préfet de l’Isère du 19 décembre 2018. Le recours en annulation était porté par l’association Vivre Ici Vallée du Rhône Environnement. Cette dernière déclare : « Ce projet Inspira doit impérativement être remis à plat, sa vocation, son périmètre et ses objectifs réexaminés à l’aune de la protection des biens communs que constituent l’eau, la terre et l’air que nous respirons tous, sans aucune pollution supplémentaire. »
En 2018, la région Auvergne Rhône Alpes compte 1,8 million d’enfants, soit 22 % de la population. Près d’un enfant sur cinq est touché par la pauvreté. Les enfants pauvres sont particulièrement nombreux dans les grandes métropoles et dans l’Allier, l’Ardèche et la Drôme. Les enfants qui vivent au sein d’une famille monoparentale ou nombreuse sont également plus souvent exposés à la pauvreté.
Le taux de pauvreté correspond à la proportion de personnes dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Par convention, ce seuil est fixé à 60 % du niveau de vie médian métropolitain, soit 1 087 euros par mois en 2018. Le taux de pauvreté des enfants correspond à la part d’enfants vivant dans un ménage dont le niveau de vie se situe sous le seuil de pauvreté
A Grenoble il y a 21,1%
d’enfants de moins de 18 ans qui vivent dans un ménage en dessous du seuil de
pauvreté ce qui fait environ 6 000 personnes en plus des adultes.
Le collectif « Nos
services publics », composé d’agents publics des diverses fonctions publiques
entend alerter sur les dysfonctionnements des pouvoirs publics. Il donne l’alerte
pour « permettre à la société de prendre connaissance des
dysfonctionnements internes à la puissance publique pour trouver les solutions
les plus appropriées ».
Le collectif publie le 30 avril 2021, une note sur le
recours à la sous-traitance et ses impacts en termes d’émiettement de la sphère
publique. L’externalisation peut être estimée à la somme de 160 milliards
d’euros, soit l’équivalent de la moitié du budget de l’Etat.
Les victimes d’invasion de
punaises de lit se sentent abandonnées. Les acteurs de terrain dénoncent
l’incurie de l’Etat face au fléau et exigent qu’il soit reconnu problème de
santé publique.
Les punaises de lits ne
transmettent pas de maladie à l’homme mais sont responsables de nuisances.
Elles peuvent occasionner des troubles du sommeil, de l’anxiété, un isolement
social, etc. Les punaises de lit touchent toutes les catégories d’hébergement.
La propreté d’un lieu ne garantit pas à elle seule la protection contre une
infestation.
La prévention est le meilleur
moyen pour se protéger d’une infestation de punaises de lit, il est conseillé
de : maintenir le logement propre sans encombrement d’objets inutiles ; passer
régulièrement l’aspirateur ; éviter de se procurer des vêtements, des meubles
rembourrés ou des matelas d’occasion (notamment dans la rue) car ils peuvent
être infestés par des punaises de lits ; surveiller l’apparition de toute piqûre
suspecte.
Un rapport d’étape sur le cannabis récréatif, établi par la mission d’information sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis, a été rendu le 5 mai 2021. La mission était composée de députés de tous bords politiques. Ce rapport décrit une politique répressive en échec, au détriment de la santé publique ; une politique pénale répressive qui mobilise à l’excès les forces de l’ordre et contribue à l’encombrement des tribunaux ; une consommation record de cannabis en France, un sentiment d’impunité des trafiquants, une économie souterraine et un bilan très insatisfaisant au regard des moyens déployés ; l’impératif d’une politique sanitaire rendue difficile par la priorité donnée au répressif. Il s’interroge sur le modèle à mettre en place pour réguler la consommation du cannabis et comment sortir de la prohibition.
Nombre de naissances en 2021 : retour à la normale pour les naissances.Etude de l’INSEE du 30 avril. Neuf mois après le début de la pandémie de Covid-19, les naissances avaient fortement baissé en France. La baisse s’est poursuivie en janvier 2021. En février, les naissances repartaient à la hausse, tout en restant nettement inférieures à celles observées un an auparavant. En mars, les naissances continuent d’augmenter et dépassent légèrement celles de mars.
Tout savoir sur l’organisation des élections départementales et régionales. Le déroulement concret des opérations de vote les 20 et 27 juin est détaillé dans les 24 pages de l’instruction ministérielle du 28 avril, avec un protocole sanitaire rigoureux.
Les nouveaux locaux du CCAS
sont ouverts au 47, avenue Marcelin-Berthelot à Grenoble, dans l’ancien siège
du Crédit Agricole. D’une surface de plus de 20 000 m² (dont 10
000 m² de bureaux), le bâtiment est doté de 474 postes de travail dont 155
pour le CCAS et le reste sera occupé progressivement par des agents de la ville
de Grenoble. Le coût d’achat de ce bâtiment a été de 8 M€ et les travaux
d’aménagement de 5,7 M€. Cette opération va permettre de faire des économies de
fonctionnement à la Ville qui abandonnera des locaux dispersés dans la ville pour
d’autres services en vendant ou en arrêtant de louer ces locaux.
Depuis le 10 avril, les mesures de présence du covid-19 indiquent une légère baisse dans les eaux usées d’Aquapole. Le niveau de début mars 2021devrait être retrouvé, mais il reste tout de même important. Ce qui indique que la pression sur le système de soins va rester élevée durant encore des semaines.
Le graphique ci-dessous est édité par le réseau Obépine.
Le 27 avril 2021, M. Coigné,
maire de Sassenage a été condamné en 1ère instance par le tribunal
judiciaire de Grenoble pour prise illégale d’intérêt à 2000 € d’amende et 2 ans
d’inéligibilité. Il va faire appel. Il lui est reproché d’avoir renouvelé le
bail d’un logement d’urgence pour sa fille en 2018. Comme il ne se représente
pas à l’élection départementale, il ne sera plus président de l’EPFL et
conservera son mandat de maire tant que la condamnation n’est pas confirmée.
Elections de fin juin, la campagne électorale sera réduite à sa plus simple expression. Pas de réception du public dans les permanences électorales, pas de réunions électorales ni dans un établissement recevant du public, ni sur la voie publique… La campagne pour les régionales et départementales risque d’être discrète. Par contre les manifestations déclarées seront possibles. Un petit malin explique que cette possibilité serait plutôt négative pour LREM puisqu’en général les manifestations sont organisées contre le pouvoir en place… Tout savoir sur le déroulement des élections ici.
Selon « Transparency international France », 323 députés de la majorité s’engageaient à promouvoir les bonnes pratiques en matière de transparence du lobbying à l’Assemblée nationale et plus particulièrement la transparence de leurs rencontres avec les lobbies ainsi que le « sourcing » des amendements parlementaires proposés par des représentant d’intérêts. Seuls 49 (15,9%) des signataires de la tribune rendent public l’agenda de leurs rencontres avec des lobbyistes. Parmi les 49 députés, 44,9% le font sur les réseaux sociaux, 51% sur leur site, sous format sous licence ou peu exploitable (PDF, agenda sous licence), tandis que seulement deux députées publient leur agenda sous un format ouvert.
Le maire de Sassenage a décidé d’interrompre les abonnements des périodiques d’actualité à la médiathèque municipale. En fait c’est le Canard Enchainé qui était visé en premier lieu car il a rappelé les ennuis du maire avec la justice (sa fille a eu un logement d’urgence alors qu’elle n’en avait pas le droit). Pour M. Coigné, qui fait toujours dans la dentelle, le Canard enchainé « ne correspond pas à la politique culturelle de la ville…» et cet arrêt des abonnements mettra un terme à une concurrence déloyale aux buralistes ! L’Association des Bibliothécaires de France rappelle dans un communiqué que « Ni concurrentielles, ni privatisables, les bibliothèques sont des biens communs au service de tous ». A Sassenage un comité d’usagers s’est constitué pour défendre la médiathèque au service de tous.
La moyenne des revenus
déclarés des habitants de la métropole est de 14 930 € par habitant. Il y
a 38 communes où le revenu moyen est supérieur ou égal à cette moyenne.
Grenoble fait partie des
communes où la moyenne est la plus basse, elle est classée en 43ème
position sur 49 avec un revenu moyen de 13 729 €. La commune où la moyenne est
la plus élevée est Corenc avec plus de 31 000 €/h, soit trois fois plus
que la moyenne de Saint Martin d’Hères qui, avec 10 000 €/h, est classée
49ème.
Les politiques publiques ne
sont pas les mêmes en fonction des réalités sociales dans les différents
territoires, la solidarité doit aussi s’exercer au niveau métropolitain.
C’est le glacier des Alpes qui est surveillé depuis le plus longtemps (1949). Situé à 65 km de Grenoble, entre 2900 et 3000 m d’altitude, il va disparaitre définitivement d’ici trois ou quatre ans à cause du changement climatique. Il est étudié par les glaciologues de l’unité de recherche grenobloise ETNA (Érosion Torrentielle, Neige et Avalanche) d’INRAE. « Sa surface, qui est aujourd’hui de quelques hectares, a fortement diminué au cours du XXe siècle, passant ainsi de 124 ha en 1908 à 85 ha en 1952 et 41 ha en 2003, 12 ha en 2009 et 9 ha en 2014. Son épaisseur actuelle est estimée à environ 10-20 m de glace d’après des mesures radar effectuées en 1992. Il a perdu localement plus de 120 m d’épaisseur depuis le début du XXe siècle. »
« Tous les ans depuis
1949, des scientifiques montent observer ce site. Il s’agit de la plus longue
série de mesure de tout l’arc alpin, et la seconde plus longue série au monde
derrière celle du glacier Storglaciären, en Suède, initiée en 1946. Chaque
printemps, des prélèvements sont effectués pour mesurer le volume de neige, le
peser, en mesurer la densité et en donner l’équivalence en mètre d’eau pour
suivre l’enneigement hivernal. Quand la neige a fondu, l’épaisseur de glace est
mesurée à partir de balises insérées à dix mètres de profondeur. « Le
glacier a perdu 100 mètres d’épaisseur, il reste au point le plus haut 10
mètres d’épaisseur de glace », relève le glaciologue.
Si les initiatives et
dispositifs de solidarité de la ville, du CCAS et de leurs partenaires sont
nombreux et efficaces, il existe cependant des jeunes à Grenoble qui ne
disposent pas des informations pour satisfaire leurs besoins, leurs envies et
faire valoir leurs droits. Pour les aider, Grenoble lance une plateforme qui
centralise de nombreuses informations, lance le parrainage solidaire et
organise des distributions alimentaires
La plateforme
« jeunes-Grenoble » est un nouvel outil d’information à destination
des jeunes : « Alors qu’un troisième confinement isole et
fragilise d’avantage les plus précaires et particulièrement les jeunes,
Grenoble lance la version bêta d’un outil à destination des 16-25 ans qui vise
à regrouper les solutions en un seul espace. Initialement prévu pour la rentrée
2021, la situation sanitaire a incité la Ville à accélérer son déploiement.
Le 21 avril 2021, le Conseil d’Etat a rendu un arrêt (n°393099) qui décide de ne pas appliquer un arrêt de la cour de justice européenne du 6 octobre 2020 qui décidait que le droit français concernant le renseignement et la conservation généralisée des données de connexion étaient contraire aux droits fondamentaux.
« La Cour de justice confirme que le droit de
l’Union s’oppose à une réglementation nationale imposant à un fournisseur de
services de communications électroniques, à des fins de lutte contre les
infractions en général ou de sauvegarde de la sécurité nationale, la
transmission ou la conservation généralisée et indifférenciée de données
relatives au trafic et à la localisation. »
Le 21 avril, la Commission
européenne a rendu public son projet de réglementation en matière
d’intelligence artificielle (IA) en fonction des risques qu’elle fait peser sur
les droits et libertés. Quatre échelles de risques sont définies : risque
inacceptable, risque élevé, risque limité et risque minime.
La Commission entend interdire
les utilisations des IA inacceptables, par exemple les systèmes de notation
sociale et toutes celles qui « manipulent le comportement humain afin de
priver les utilisateurs de leur libre arbitre ».
Les IA à
haut risque pour les droits ou la sécurité des citoyens seront les plus
encadrées, par exemple : la gestion des infrastructures critiques comme
les transports ; l’éducation et la formation ; l’accès à emploi et la gestion
des ressources humaines ; la justice et le maintien de l’ordre ou encore la gestion
des processus démocratiques. La mise sur le marché d’IA appliquées à ces
domaines seront conditionnées à une évaluation des risques ; des garanties
apportées sur la qualité des données pour éviter les risques de discrimination
; une traçabilité des calculs et résultats ; une information claire à
l’intention des utilisateurs et enfin un contrôle des systèmes par l’humain.
Ces IA à haut risque seront soumises à un contrôle de conformité et
répertoriées dans une base de données européenne. Elles auront un marquage CE
avant leur mise sur le marché, toute évolution de l’IA passant par un nouveau
contrôle de conformité.
C’est le titre de la publication, Tendances n° 144, de l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies) d’avril 2021. L’OFDT est l’un des relais nationaux de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA), basé à Lisbonne, qui a pour mission de fournir des informations objectives fiables et comparables au niveau européen sur le phénomène des drogues illicites et des toxicomanies et leurs conséquences (www.emcdda.europa.eu).
Dans la conclusion de son
étude, l’OFDT, un peu désabusé, remarque, en termes diplomatiques que la
politique suivie est dans une impasse : le renforcement de la répression
ne fait pas baisser la consommation et l’aspect sanitaire de la consommation
est maintenant oublié.