Hôpital public : la colère monte après des annonces jugées « honteuses »

22 novembre 2019

Les annonces étaient attendues, sans doute comme jamais. Alors que le Président de la République avait annoncé après la mobilisation du 14 novembre, avoir sous-estimé la gravité de la situation, le Premier Ministre et la ministre de la Santé se sont présenté.e.s mercredi un peu après 10h pour annoncer des mesures d’urgence pour l’hôpital. Tout démarre plutôt bien, le Premier ministre reconnaît que les hospitalier.e.s peuvent légitimement exprimer « leur colère, leur épuisement, leur désarroi ». La ministre poursuit en estimant que les soignant.e.s ne sont rémunérés à hauteur de leur engagement. Le suspens monte… Et patatras.

La suite aurait du être à la hauteur de l’entrée en matière, elle en a été l’exact opposé. Concernant la revalorisation salariale, la ministre s’est contentée d’énumérer une liste de primes potentielles pour les soignant.e.s. Entre autres, on retiendra les bien trop généreuses propositions d’une prime de 800 euros annuels pour les personnels gagnant moins de 1900 euros à Paris et dans la Petite Couronne et d’une prime de 300 euros pour celles et ceux sur le reste du territoire. Si tant est que les soignant.e.s en voient la couleur (les primes sont conditionnées à de multiples critères et seront fonction des établissements, des services, pourront être versées puis finalement retirées, etc.), les lendemains ne chanteront pas pour autant. 66 euros par mois en plus à Paris, 25 euros en plus par mois hors Paris, c’est peu, bien trop peu, pour ne pas dire insignifiant et méprisant. Et c’est ce que n’ont pas hésité à dénoncer les collectifs Interhôpitaux et Interurgences dès mercredi soir.

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Une « maison du projet » pour le renouveau du quartier de la Villeneuve

22 novembre 2019

Le 15 novembre, la Maison du projet a été inaugurée au sein de la Maison des habitants, « le Patio » ; c’est un lieu d’exposition et de présentation du programme de renouvellement de la Villeneuve.  Il y aura des outils pédagogiques (maquette, totems, écrans, boites à idées…) permettant de présenter le programme de renouvellement urbain de la Villeneuve. Elle informera les habitants du quartier sur l’actualité des travaux, les offres d’emploi, etc. Il s’y tiendra une permanence tous les jeudis de 16h30 à 18h30.

Il s’agit d’un grand programme de rénovation de l’habitat et des espaces publics. Ce projet devrait permettre la réhabilitation de plus de 2400 logements sociaux et la « résidentialisation » de près de 1270 logements sociaux. Il prévoit également la réhabilitation de 360 logements privés. Le programme de renouvellement urbain de la Villeneuve prévoit un investissement de 191 millions d’euros pour la rénovation thermique des logements mais aussi une meilleure gestion de l’eau et l’aménagement d’îlots de fraicheurs.

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Réseaux de chaleur, outils efficaces pour la décarbonation

22 novembre 2019

Le chauffage urbain de la Métropole grenobloise est en tête des grands réseaux concernant l’utilisation des énergies renouvelables et de récupération (EnR&R), il vient d’atteindre un taux record de 72 % pour l’utilisation d’EnR&R durant la saison 2018-2019, la Compagnie de Chauffage annonce :

« Le réseau de chauffage urbain de la Métropole est passé en près de 60 ans de 0 % à plus de 72 % d’énergies renouvelables et de récupération (EnR&R), tout en multipliant par 30 la chaleur distribuée à ses clients. Plus ambitieux que les objectifs nationaux, le réseau de chaleur est plus performant que la moyenne nationale avec 72 % d’énergies renouvelables et de récupération contre 56 % au plan national et ambitionne les 100 % en 2033. Des résultats déterminants pour conserver un temps d’avance et contribuer à faire de la Métropole grenobloise un territoire européen exemplaire en termes de transition énergétique. Ce verdissement a permis de réduire ses émissions de CO2 de près de 60 % depuis 1990 alors que l’objectif européen fixe une réduction de 20 % à l’horizon 2020.

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Politique politicienne

22 novembre 2019

L’ancien maire corrompu (1983-1995) est arrivé à ses fins. Depuis des années il faisait pression sur Mme Béranger pour quelle démissionne du Conseil municipal et lui laisse sa place. Après avoir résisté, elle a rejoint l’équipe d’A.Carignon et elle aura une bonne place dans sa campagne. Donc le 16 décembre pour le vote du budget 2020, le corrompu reviendra sur les bancs du Conseil municipal, dans l’opposition de droite. Il n’est pas sûr que cela fasse très plaisir à ses collègues de liste notamment MM. Chamussy et Cazenave. L’aspect positif c’est que A. Carignon va apprendre ce que c’est que l’opposition car il n’a pas encore vécu cette situation. Le dernier conseil municipal présidé par le corrompu est celui du 19 septembre 1994 où notamment il autorise la construction d’immeuble beaucoup plus près du réacteur de l’ILL (500 m au lieu d’un kilomètre). C’était sa fibre anti-écologiste qui s’exprimait après qu’il ait expliqué que le nuage de Tchernobyl se soit miraculeusement arrêté à la frontière ! En plus pour qu’il puisse être au Conseil, il lui a fallu faire démissionner deux femmes, vive la parité !


La députée « En Marche » candidate aux municipales à Grenoble ferait bien de réviser ses lois avant de vouloir faire la morale au maire de Grenoble en ce qui concerne l’évacuation du camp des migrants situé près de la gare de Grenoble. Décidément on a affaire à une incompétente qui est censée faire les lois ! Elle déclare que la loi impose au maire d’agir pour expulser les migrants et pas au préfet. Récemment le Conseil d’Etat a fait un rappel aux autorités de l’Etat d’assurer à toute personne sans-abri et en situation de détresse médicale, psychique ou sociale un hébergement d’urgence et de rappeler les textes de loi du Code de l’action sociale et des familles (voir articles L 353-2 et suivants). Donc si des camps se forment c’est bien de par la volonté de l’Etat. Au préfet d’assumer ses responsabilités et ne pas laisser pourrir la situation en attendant que le maire agisse à sa place.


Pour le député « En Marche », O. Véran, à propos de la crise de l’hôpital public, ce ne serait « qu’une grogne légitime du monde hospitalier ». Visiblement il n’a rien compris à ce qui se passe ; le Premier Ministre, plus lucide, a dit que les hospitaliers pouvaient légitimement déclarer « leur colère, leur épuisement, leur désarroi ». On est loin d’une simple grogne. De plus le député aurait pu venir à l’inauguration de l’institut de formation des professionnels de santé sur le campus universitaire le 12 novembre. L’IFPS est le premier du genre en France et reçoit 3600 étudiants. Il vise à faire travailler ensemble, dès la formation initiale, futurs médecins, infirmiers et personnels paramédicaux avec la volonté d’améliorer l’offre de soin.

Inégalités en France, l’INSEE démontre que les plus riches sont bien mieux traités que les autres

22 novembre 2019

Dans l’étude intitulée « France portrait social » de 2019, publiée le 19 novembre 2019, l’INSEE confirme que la politique « Macron » est très favorable aux plus riches. Pour qu’un système de redistribution soit juste et donc d’intérêt général, il faudrait qu’il apporte plus au moins aisés, ce qui n’est pas le cas du système actuel qui continue à privilégier les plus riches. C’est notamment la conséquence de la suppression de l’ISF et la diminution des prélèvements sur les revenus du capital. Les 10% les plus riches reçoivent environ 790 € de plus par an par contre les autres ce n’est que 130 €/an et les retraités sont particulièrement visés par la hausse de la CSG.

« Les personnes les plus aisées sont celles qui bénéficient le plus des mesures socio-fiscales mises en œuvre en 2018, principalement du fait des réformes qui concernent les détenteurs de capital

Par rapport à une situation où elles n’auraient pas été mises en œuvre, les nouvelles mesures sociales et fiscales intervenues en 2018 augmentent le niveau de vie de l’ensemble de la population de 1,1 % une fois pleinement montées en charge.

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L’austérité budgétaire imposée par le gouvernement aux communes se poursuit

22 novembre 2019

La Banque Postale et l’Association des maires de France publie régulièrement l’indice du prix des dépenses communales qui reflète le prix du « panier » des biens et services constituant la dépense communale. Il n’y a aucune raison, vu le type de dépenses des communes, que cet indice soit égal à celui de l’inflation (hors tabac) mesuré par l’INSEE. Or depuis des années l’indice des dépenses communales (hors frais financiers) est systématiquement plus élevé que l’inflation. Et comme le gouvernement ne réajuste pas en fonction de l’inflation les dotations aux communes, il y a une perte d’argent importante chaque année dont on ne parle pas mais qui oblige les communes à des économies qui mettent en difficulté la gestion des services publics.

À la fin du 1er semestre 2019, sur un an, l’indice du prix hors charges financières des dépenses de l’ensemble des communes enregistre une augmentation supérieure de 0,28 point à l’inflation hors tabac en moyenne pout toutes les communes.  Sur la période 2010-2018 pour les villes de plus de 30 000 habitants l’indice du prix communal a été en moyenne 0,5 points au-dessus de l’inflation chaque année. Et du coté recettes, les bases fiscales ne sont revalorisées que de l’inflation INSEE. Il y a une perte de plus d’un million d’euros par an pour une ville comme Grenoble par ce mécanisme très discret de ne pas compenser l’inflation réelle.

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Reconnaissance faciale : la CNIL veut fixer des lignes rouges

22 novembre 2019

La reconnaissance faciale est de plus en plus présente dans le débat public au niveau national, européen et mondial et soulève en effet des questions nouvelles touchant à un choix de société. C’est pourquoi la CNIL souhaite aujourd’hui contribuer au débat, en présentant les éléments techniques, juridiques et éthiques qui doivent selon elle être pris en compte dans l’approche de cette question complexe.

Voici ce qu’elle écrit dans l’introduction de son document intitulé : « Reconnaissance faciale, pour un débat à la hauteur des enjeux » :

« Il y a plus d’un an, la CNIL appelait à la tenue d’un débat démocratique sur les nouveaux usages des caméras vidéo, et en particulier sur les dispositifs de reconnaissance faciale. Le recours croissant à ces systèmes, ainsi que la prise de conscience par les pouvoirs publics des opportunités et des risques qu’ils soulèvent, placent aujourd’hui cette technologie au centre du débat public.

Ce débat est essentiel, car, derrière les aspects techniques, il s’agit de procéder à des choix politiques et de dessiner certains contours du monde de demain : face à la puissance de cette technologie, comment concilier la protection des libertés et droits fondamentaux avec des impératifs de sécurité ou des enjeux économiques ? Comment préserver l’anonymat dans l’espace public ? Quelles sont les formes de surveillance acceptables en démocratie ? 

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Historique des constructions des logements à Grenoble

22 novembre 2019

La ville de Grenoble s’est construite par à-coups. Il y a seulement 8% des logements qui ont été construits avant 1919. Et de 1919 à 1945 il y a eu environ 280 logements construits en moyenne par an. Par contre de 1946 à 1970 ce sont en moyenne annuelle 1325 logements construits de 1971 à 1990 le rythme était aussi soutenu, 970 par an, puis ça a légèrement baissé entre 1991 et 2005 avec 700 logements par an et depuis 2006 jusqu’en 2016 la moyenne a été de 848 logements et depuis 2015 le rythme s’est nettement ralenti.

Les données de l’INSEE couvrent toutes les communes et précisent quartier par quartier IRIS les période de construction des logements en résidence principale

A Grenoble, certains quartiers sont très récents : Jean Macé, Europole, Diderot, Paul Cocat et Vigny Musset ont plus de la moitié de leurs logements construits après 1991. Ceux qui ont été le moins construit (moins de 5%) durant cette période sont : Esplanade, Créqui-Victor Hugo, Trois Cours, Hoche, Climique mutualiste, Vallier, Jaurès-Vallier, Malherbe, La Bruyère, Arlequin, Helbronner-Géants, Constantine, Baladins, Village Olympique Sud.

Les plus anciens, dont la majorité des logements a été construite avant 1946 font partie de l’hypercentre : St Laurent-Lavalette, Jean Jaurès, Créqui-Victor Hugo, Grenette, Saint André, Notre Dame.

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Les jeunes peu qualifiés sont les plus touchés par la réduction des contrats aidés

22 novembre 2019

Encore une politique qui atteint les plus fragiles. Les jeunes peu qualifiés sont les plus touchés par la réduction du nombre de contrats aidés comme indiqué dans l’étude de novembre 2019 de la Direction de l’Animation de la Recherche des Etudes et des Statistique (Dares) du ministère du travail.

La fin des emplois d’avenir qui étaient ciblés exclusivement sur des jeunes peu diplômés, a eu pour conséquence que les recrutements en 2018 sur des contrats aidés ne concernaient que 16 % de personnes de moins de 26 ans contre 25% en 2017 et 30 % en 2016. La part des recrutements dans les quartiers prioritaires de la ville diminue légèrement en 2018.

À court terme, la Dares juge que cette réduction des emplois aidés a un effet négatif sur l’emploi, car une part plus ou moins importante des embauches n’aurait pas eu lieu sans l’aide de l’État. Elle aurait notamment entraîné une hausse du nombre de demandeurs d’emploi de 69 000 en 2018.

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Une taxe carbone « juste » est-elle possible ?

22 novembre 2019

Le Réseau Action Climat, Oxfam et le Secours Catholique Caritas France répondent positivement à cette question. Ils proposent de changer les modalités de redistribution des revenus d’une taxe carbone afin que les personnes en difficultés se voient rembourser plus que ce qu’ils auront payé en consommant des produits fortement carbonés.
Pour que tout le monde puisse comprendre comment cela peut marcher, ils ont mis au point un « calculateur taxe carbone juste » qui permet de calculer le montant actuel de la taxe carbone pour un foyer et le montant que ces foyers pourraient recevoir s’il y avait un dispositif de redistribution des recettes. Ce dispositif s’appelle le “revenu climat”.

Le calculateur permet de changer les paramètres de la redistribution du revenu de la taxe, par exemple on peut faire varier la part des recettes qui est redistribuée aux ménages, le nombre de ménages qui peut bénéficier d’une redistribution (notamment ne pas reverser à partir d’un certain revenu) et faire varier le type de redistribution soit plus pour les plus pauvres ou un remboursement égal pour tous ceux qui ne dépasseront pas le seuil de revenu choisi. Le calculateur ne prend en compte que le chauffage et le transport en voiture.

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Etat de l’environnement en France en 2019 : un bilan inquiétant!

22 novembre 2019

Le dernier rapport sur l’état de l’environnement en France publié tous les quatre ans par le ministère de la Transition écologique révèle quelques améliorations mais surtout une situation alarmante dans de nombreux domaines. L’édition 2019 intègre aussi le concept des « limites planétaires« , neuf variables (changement climatique, érosion de la biodiversité, perturbation du cycle de l’azote et de celui du phosphore, changement d’utilisation des sols, acidification des océans, utilisation mondiale de l’eau, appauvrissement de l’ozone stratosphérique, augmentation des aérosols dans l’atmosphère, entités nouvelles dans la biosphère) qui régulent la stabilité de la planète et qu’il ne faut pas dépasser pour assurer un développement sûr et juste pour l’humanité. Pour la France, le constat est sans appel : la majorité des neuf seuils est dans le rouge !!

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Ordonnance relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire

22 novembre 2019

L’ordonnance n° 2019-1069 du 21 octobre 2019 est prise en application de la loi Egalim du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous. L’ordonnance généralise aux opérateurs notamment privés de l’agroalimentaire et de la restauration collective le respect d’un certain nombre d’engagements : estimation des quantités de denrées gaspillées, interdiction de rendre les invendus impropres à la consommation, convention avec les associations habilitées d’aide alimentaire pour les gros opérateurs. Les gros opérateurs de la restauration collective, sont ceux qui préparent plus de 3.000 repas par jour, et les entreprises de l’industrie agroalimentaire réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 millions d’euros.

 Elle leur fait notamment obligation, dans le délai d’un an à compter de la publication de l’ordonnance, de proposer une convention aux associations habilitées d’aide alimentaire pour le don de denrées consommables et non vendues.

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Agenda

15 novembre 2019

Samedi 16 Novembre de 15h à 18h à la Maison de l’International au Jardin de ville, 1 Rue Hector Berlioz. Solidarité avec le Chili en lutte, un peuple qui résiste…Informations sur les évènements qui se produisent au Chili et animation musicale. Organisé par ACIP-ASADO, CIIP, Maison Latina, Nuestra América, comité de soutien aux Mapuche du Chili et d’Argentine et FAL38.


Jeudi 21 novembre 20 h Maison des Associations Grenoble : « SOS Méditerranée : sauver, protéger, témoigner », projection débat « 10 jours en mer : l’histoire de l’Aquarius », avec Anelise Borges,réalisatrice et journaliste chez Euronews. Organisé par Collectif citoyen de Grenoble contre l’austérité en Grèce et en Europe, ATTAC 38, CADTM Grenoble

Les soignant.e.s de Grenoble mobilisé.e.s pour la défense de l’hôpital public

15 novembre 2019

Jeudi 14 novembre avait lieu une journée de mobilisation en défense de l’hôpital public dans toute la France à l’appel de plusieurs syndicats mais aussi de collectifs nés récemment : l’Interurgences et l’Interhôpitaux. Cette mobilisation est, de l’aveu de nombreux acteurs du monde de la santé, sans précédent (c’est ce qu’a déclaré le président de la Commission Médicale d’Établissement des Hôpitaux de Paris). Le mouvement de grève a démarré en mars dernier soit il y a plus de huit mois, initié par des personnels paramédicaux, c’est-à-dire des infirmièr.e.s et des aides-soignant.e.s.

Méprisé à ses débuts par la ministre de la Santé ce mouvement a pris de l’ampleur au point d’être aujourd’hui saisi par le Premier Ministre et le Président de la République lui-même qui devrait faire des annonces sous peu. Trois revendications sont portées par les personnels hospitaliers : une augmentation des salaires pour les personnels les moins bien rémunérés afin de rendre à nouveau attractifs des métiers n’attirant plus ; l’arrêt de la fermeture des lits dans les services ; le recrutement de personnel pour assurer la qualité des soins. Pour l’instant le gouvernement ne sait répondre que par une posture arrogante consistant à considérer les soignant.e.s comme des irresponsables qui n’auraient pas compris les besoins de « réformes structurelles ». C’est en fait l’inverse qui est vrai, l’irresponsabilité se trouve davantage à Matignon, à l’Élysée et avenue de Ségur. Car les soignant.e.s ne nient pas le besoin de repenser le système de santé et de décharger l’hôpital mais ils estiment qu’à court et moyen terme cette transformation n’adviendra pas et qu’il s’agit dans l’immédiat de parer au plus pressé et de pouvoir soigner celles et ceux qui en ont besoin. Et donc de renforcer substantiellement un hôpital public à bout de souffle.

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Tremblement de terre du 11 novembre au Teil

15 novembre 2019

Le 11 novembre s’est produit un tremblement de terre de magnitude 5,4 près du Teil à la limite de l’Ardèche et de la Drome. Cette magnitude est importante et il y a eu de nombreux dégâts et des blessés. Les réacteurs de la centrale nucléaire de Cruas, situés à 13 km de l’épicentre, ont été mis à l’arrêt pour vérifications. Cette magnitude de 5,4 dépasse celle prise pour la construction de la centrale nucléaire de Cruas qui est conçue pour résister à un séisme de seulement 5,2 dont l’épicentre serait sous la centrale. Il faudrait réévaluer la capacité de la centrale à résister à un séisme de cette intensité. Voir ci-dessous la réaction de Michèle Rivasi, députée européenne, à ce sujet.

A noter que dans le nouveau zonage sismique de 2011 (qui est règlementaire pour les règles de construction antisismiques), le Teil n’est pas dans la zone où le risque est le plus important comme à Grenoble. Cet évènement est un rappel de l’importance du risque sismique dans notre région. Avant 2011, Grenoble était classée en aléa sismique 3, depuis l’aléa a été réhaussé au niveau 4, niveau le plus important en France.

Le séisme le plus destructeur dans la région grenobloise a été celui de Corrençon-en-Vercors en 1962, de magnitude 5,3.

Il est utile de se rappeler des bons réflexes à avoir en cas de séisme comme indiqué par l’Institut des Risques Majeurs de Grenoble.

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Municipales 2020 : « Grenoble en commun » au travail

15 novembre 2019

L’élargissement du périmètre politique de la démarche « Grenoble en commun » emmenée par Eric Piolle, se poursuit à gauche. Il y a quelques semaines, la décision nationale du mouvement « Génération.s », créé par Benoit Hamon après sa sortie du PS, de soutenir la candidature d’Eric Piolle, avait fait quelques remous localement dans le mouvement. Le comité local « Génération.s Grenoble Métropole » a décidé de rejoindre la démarche de « Grenoble en commun » suite au vote des adhérents grenoblois.

De même, le mouvement Place Publique (animé nationalement par Raphaël Glucksmann) vient aussi de décider localement sa participation à cette démarche.

Le 13 novembre, des militants, des élues et sympathisants socialistes ont décidé de rejoindre « Grenoble en commun » car ils tiennent à affirmer leur appartenance à la gauche, en opposition à la politique de Macron, en conséquence ils ne peuvent pas se retrouver dans la liste initiée par O. Noblecourt. L’ancien co-président de la section PS de Grenoble, Maxence Alloto et deux élues encore dans l’opposition à la mairie ont fait ce choix, M.J. Salat (qui est dans la majorité à la Métro) et A. Agobian.

Les soutiens citoyens se multiplient aussi (bientôt 500). La signature de l’appel citoyen à construire ensemble l’avenir de Grenoble et de la Métropole se fait sur le site : https://www.grenobleencommun.fr/.

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Principes fondamentaux des budgets participatifs

15 novembre 2019

Les quatrièmes Rencontres nationales des budgets participatifs se sont tenues à Paris les 7 et 8 novembre 2019, après avoir successivement eu lieu à Grenoble, Rennes et Montreuil entre 2016 et 2018.

A cette occasion, les villes de Grenoble, Paris, Rennes et Montreuil ont lancé un « réseau national des budgets participatifs ». Pour adhérer à l’association, les collectivités devront s’engager à respecter des principes fondamentaux dans la mise en œuvre de leur budget participatif. Ceci garantira la qualité et la sincérité de la démarche de participation citoyenne.

Pour adhérer il faut souscrire à la déclaration de principe suivante :

« Principes fondamentaux du budget participatif en France.

Cette déclaration a pour objectif d’établir des principes fondamentaux des budgets participatifs, permettant de respecter la diversité méthodologique des différents BP existants et en vue d’inciter les acteurs à pratiquer un exercice de réflexion et de partage d’expériences permettant d’améliorer la qualité des budgets participatifs mis en œuvre en France. Le budget participatif s’inscrit dans une politique plus large de développement de la participation citoyenne incluant l’ensemble des acteurs concernés : élus, agents, citoyens et associations. C’est un outil au service du développement du pouvoir d’agir des citoyens. Dans ce sens un budget participatif (BP) en France doit respecter les principes suivants : 

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Politique politicienne

15 novembre 2019

Voilà une première victime de la liste pilotée par O. Noblecourt membre associé au gouvernement Macron. En effet, P. Bron se dit écartelé, lui qui a signé le soutien à la liste « Grenoble en Commun » animée par Eric Piolle et qui est membre de GO Citoyenneté. Ce mouvement vient de rallier la liste Noblecourt. Il y a de quoi être écartelé puisque le positionnement politique de la liste Noblecourt est macronien pur jus. Dans l’appel de lancement, il n’y a aucune critique sur la politique gouvernementale qui amplifie les inégalités, qui recentralise la vie institutionnelle en étouffant les collectivités… Et GO de rejoindre cet attelage qui penche à droite ; d’ailleurs ce mouvement s’inquiète en demandant que la liste « s’inscrive bien à gauche et clarifie définitivement ses rapports éventuels avec LREM. » Le simple fait de s’inquiéter démontre où se situe réellement cet attelage de fausse gauche et de vraie droite. Avant de signer un contrat, il vaut mieux le lire attentivement, et saisir ce qui est sous-entendu. Il ne pourra donc pas y avoir d’alliance au deuxième tour entre la liste citoyenne de gauche écologiste et humaniste d’Eric Piolle et une liste animée par O. Noblecourt étroitement associé au gouvernement de droite. Il s’agit de clarté politique élémentaire.

Urgence sociale : les plus pauvres sont laissés de côté par la politique de Macron

15 novembre 2019

Le président de la République a été interpellé vendredi 8 novembre 2019 par un collectif d’associations réunies au sein du Collectif ALERTE sur la hausse de la pauvreté en France et la dégradation du niveau de vie des personnes les plus précaires depuis le début de son mandat. Les associations signataires de la lettre ouverte au président de la république sont : le Collectif ALERTE, APF France Handicap, ATD Quart Monde, Emmaüs France, Fédération des Acteurs de la Solidarité, Fondation Abbé Pierre, Petits Frères des Pauvres, Secours Catholique et l’Uniopss.

Les associations font un constat d’échec de la politique Macron : « Au total, les plus pauvres apparaissent aujourd’hui comme les grands perdants de l’action gouvernementale. »

Mais que fait le délégué interministériel contre la pauvreté ? Pour l’instant des discours, alors que les plus pauvres attendent des actes.

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Pas de suspension des arrêtés anti-pesticides des maires de Sceaux et de Gennevilliers

15 novembre 2019

Par un arrêté du 20 mai 2019, le maire de Sceaux a interdit l’utilisation du glyphosate et d’autres substances chimiques sur le territoire de sa commune et le 13 juin 2019, c’est le maire de Gennevilliers qui interdit l’utilisation de pesticides pour l’entretien de certains espaces de son territoire. Le 18 juillet 2019, le Préfet des Hauts de Seine fait un recours gracieux aux maires leur demandant de retirer leurs arrêtés. Ces derniers répondent au préfet le 29 août en maintenant leurs arrêtés. Le préfet dépose un déféré au tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 8 octobre 2019 demandant la suspension des arrêtés des maires.

Le 8 novembre, le juge des référés rend deux ordonnances refusant de suspendre les arrêtés des maires considérant que les maires soulèvent un danger grave ou imminent lié à l’utilisation des pesticides.

Cette ordonnance devrait grandement aider le maire de Grenoble dont l’arrêté du 12 septembre 2019 impose que « l’utilisation de tout produit phytosanitaire de synthèse est interdite sur l’ensemble du territoire de la Ville de Grenoble », est contestée par le Préfet de l’Isère.

Voici le communiqué du tribunal administratif de Cergy-Pontoise à ce sujet :

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ADES  - Le Rouge et le Vert
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