La ville de Grenoble ne se porte pas si mal,
contrairement aux descriptions calamiteuses des oppositions. Elle reçoit de
nombreuses récompenses qui soulignent sa vitalité et ses bonnes politiques
(Voir plus loin).
Chaque semaine, la liste « Grenoble en commun »
avec Eric Piolle propose de relever un nouveau défi pour « Partager,
travailler alimenter » :
« Que ce soit autour du développement de la houille
blanche, du béton, ou encore des microtechnologies, Grenoble a développé une
partie de son histoire et la structuration de son territoire autour de
l’innovation économique et industrielle. A l’heure où les enjeux sociaux et
environnementaux nous imposent des choix ambitieux, les collectivités ont un
rôle moteur à jouer dans le soutien et l’émergence d’une économie qui fait le
pari de ne pas opposer fin du monde et fin du mois.
le rassemblement des gauches et des écologistes et estime que les élections municipales devront dire non à la politique de Macron, Les instances nationales du PS sont clairement opposées à toute alliance avec les listes « En Marche » aux élections municipales. Et pourtant en Isère le PS soutient des candidatures pro-Macron notamment à Saint Egrève, Saint-Martin-le-Vinoux et à Grenoble il soutient la liste menée par Noblecourt qui a quitté le PS pour travailler avec Macron et le gouvernement. Alors que le premier secrétaire du PS milite activement pour le rassemblement des gauches et des écologistes et estime que les élections municipales devront dire non à la politique de Macron, le bureau fédéral du Parti socialiste Isère annonce avoir prononcé le 29 janvier « à l’unanimité les exclusions de Maxence Alloto, Hosny Ben Rejeb et Khadija Djellal du fait de leur soutien à la liste « Grenoble en commun » menée par Éric Piolle ». Pourtant les statuts du PS sont très clairs, le bureau fédéral n’est pas compétent pour prendre une telle décision (voir les statuts du PS sur son site ).
La reconstruction du parti LR (les
Républicains) portée par leur nouveau président Christian Jacob démarre assez
mal. Ce dernier a apporté à titre personnel, pour le moment, son soutien à A.
Carignon avec à ses côtés M. Neuder leader isèrois de LR. Si ce parti veut
retrouver de la crédibilité il vaudrait mieux qu’il prenne ses distances avec
les nombreux élus et responsables qui sont empêtrés dans des affaires de
corruption, détournements de fonds publics, fraude fiscale avec Sarkozy,
Balkany, Fillon, Guéant… Voilà donc le parti LR qui valide le passé du corrompu
et lui laisse le terrain libre. Pourtant de nombreux électeurs de droite
sincères ne pourront pas mettre un bulletin AC dans l’urne car ils ont conservé
un sens aigu des valeurs de la République.
Attention à la dernière arnaque du corrompu. Lors d’une
dernière conférence de presse il proposait de « Rendre le pouvoir aux Grenoblois », alors que depuis le début de son retour il
n’a fait que demander aux Grenoblois de voter pour lui permettre de revenir au
pouvoir ! Rendre le pouvoir à AC, non merci !
Le label, Cit’ergie créé en 2008, porté par
l’Ademe, a pour objectif d’inciter les collectivités à renforcer leur politique
climat-air-énergie et récompense trois niveaux d’engagement. Cette année,
Grenoble a reçu la plus haute distinction, le label Cit’ergie Gold,
décerné aux collectivités les plus avancées, qui dépassent 75% de leur
potentiel d’actions. En l’occurrence, la ville a atteint 80% de son potentiel
grâce notamment aux actions menées dans le domaine de la mobilité et de la
planification territoriale. C’est l’adjoint au maire Vincent Fristot qui est
allé recevoir cette distinction pour la ville à Bordeaux à l’occasion des
Assises européennes de la transition énergétique du 30 janvier 2020.
Depuis des années la ville de Grenoble fait d’importants efforts pour rendre les espaces publics accessibles aux personnes à mobilité réduite. En effet tout ce qui est bon pour les personnes à mobilité réduite est bon pour tout le monde. Un effort tout particulier a été effectué entre 1995 et 2008 par François Suchod, élu ADES à la mairie. Pour se souvenir de cet important travail, l’ADES avait édité une brochure : « François Suchod, une vie pour tous ».
Durant le dernier mandat, c’est Christine Garnier qui
avait la délégation à l’accessibilité et qui a poursuivi ce travail essentiel.
L’association « APF France handicap »
milite activement pour que les politiques publiques rendent nos villes toujours
plus accessibles, elle vient de rendre public le classement des métropoles en
fonction de la qualité de leur accessibilité :
« Grenoble en tête avec 30 % de répondantes déclarant
être rarement ou jamais gênées lors de leurs déplacement, suivie par Rennes (27
%), puis Nantes (24 %) et Strasbourg (24 %). Viennent ensuite les métropoles de
Montpellier (19%), Lille (18%), Toulouse (17%), Toulon (16%), Lyon (15%),
Bordeaux (13%), Rouen (13%), Nice (10%), le Grand Paris (9%), Aix-Marseille
(9%).
Une importante manifestation a eu lieu devant la clinique le 30 janvier et la pétition lancée par J. Alexandre a dépassé les 10 000 signatures. Voici le billet que ce dernier adresse aux signataires de la pétition en rappelant la réunion du 14 février à 18 h 30 à la Maison des Association pour construire une SCIC qui reprendrait la gestion de la clinique :
« La vente des Cliniques du GHM est massivement
rejetée par la population Grenobloise. Plus de 300 personnes donc ont manifesté
ce jeudi 30 janvier, devant le parvis de la Clinique d’Alembert.
Ce que les Grenoblois refusent, outre le fait
qu’AESIO-ADREA Mutuelle se fasse de l’argent avec les Cliniques Mutualistes,
qui rappelons-le, ne leur appartiennent pas, c’est l’abandon du statut d’ESPIC,
c’est la braderie à des intérêts privés d’un bien collectif.
Nous n’avons rien contre le privé lucratif, nous avons des exemples sur
Grenoble de plusieurs établissements privés lucratifs. Il y a des établissements
privés lucratifs qui font de la recherche, Ce n’est pas notre choix pour nos
établissements du GHM
Les efforts se poursuivent pour limiter au mieux la pollution atmosphérique dans l’agglomération. Depuis des années les efforts de la Ville et de la Métro portent petit à petit leurs fruits : la tendance est une diminution générale des pollutions (à part l’ozone), même si des épisodes sévères de pics de pollution ne peuvent pas être évités à cause de phénomènes météorologiques particuliers comme l’inversion de température qui bloque les pollutions en empêchant leur évacuation. Voir le bilan 2018 d’Atmo Aura en Isère ici.
La démonstration de l’OFCE (Observatoire
français des conjonctures économiques) du 5 février 2020 est sans appel :
les 5 % de Français les plus pauvres devraient voir leur niveau de vie se
réduire d’environ 240 euros par an alors que les 5 % les plus riches devraient
voir le leur grimper de 2 905 euros par an » ! Sur les
17 milliards d’euros distribués aux ménages depuis le début du
quinquennat, plus du quart (environ 4,5 milliards d’euros) est allé
soutenir le revenu disponible des 5 % de ménages les plus aisés.
Une politique de justice
sociale aurait été de favoriser les plus démunis au détriment des plus riches.
C’est l’inverse qui se passe. Il y a les beaux discours et les réalités en
actes.
En fait la lutte contre la
pauvreté dont s’occupait O. Noblecourt n’était qu’un alibi pour masquer cette
triste réalité : priorité aux actifs et surtout aux très riches. Les plus
pauvres payent fortement l’addition de cette politique injuste socialement.
Actuellement la loi permet aux ressortissants de l’Union
Européenne le droit de vote aux élections municipales et européennes se
déroulant en France, mais cela ne concerne pas les résidents étrangers issus de
pays n’appartenant pas à l’Union Européenne.
Depuis le 1er février, le Royaume Uni n’est plus dans
l’Union Européenne, conséquence les 37 Britanniques qui étaient inscrits sur la
liste électorale à Grenoble, ne pourront plus voter en mars 2020 pour
l’élection municipale. Ils rejoignent les autres résidents étrangers qui ne
peuvent pas voter aux élections locales.
Depuis plus de vingt ans, La Lettre de la Citoyenneté publie une enquête annuelle pour suivre le regard des Français concernant le droit de vote des étrangers résidant en France pour les élections locales et européennes.
Quelle hiérarchie opérer entre la défense de
l’environnement et le respect de la liberté d’entreprendre ? Cette
dernière est garantie par l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme
et du citoyen qui fait partie de la constitution. Le 31 janvier suite à une
question prioritaire de constitutionnalité (QPC), le Conseil Constitutionnel
(CC) décide que l’environnement fait partie du « patrimoine commun des
êtres humains », en s’appuyant sur la Charte de l’environnement qui
est de valeur constitutionnelle de même que l’objectif de protection de la
santé, issu du Préambule de la Constitution de 1946.
Avant de partir à la Hatvp (Haute autorité pour la
transparence de la vie publique), le premier président de la Cour des comptes,
M. Migaud, rend public un référé qui estime que les plans Écophyto mis en œuvre
par l’État depuis 2008 pour réduire l’usage des pesticides n’ont pas atteint
leurs objectifs, malgré la mobilisation de moyens publics importants. La Cour
estime que l’État pourrait davantage influer sur les modes de production et les
filières par l’exercice de ses compétences normatives, de régulation et
d’information. La Cour recommande de « publier et rendre accessibles au
public, chaque année, les données et les analyses rendant compte de la
politique menée, des substances actives émises et de leurs effets sur la santé
humaine et sur l’environnement, notamment sous forme de cartographies ».
La Cour souhaite aussi que soit introduit, dans les négociations de la nouvelle
politique agricole commune (PAC), un objectif prioritaire de réduction de
l’usage des produits phytopharmaceutiques.
Le décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020, relatif aux
nouvelles obligations des agents publics est entré en vigueur le 1er
février 2020. Il est pris pour l’application de l’article 34 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction
publique, notamment pour de nouvelles interventions de la Haute autorité pour
la transparence de la vie publique et les passages des agents entre emplois
public et privés.
Le jeudi 6 février à 18 h à l’Hôtel de Ville conférence sur la restauration de la tour Perret. « Ordre et désordres du béton. »Par François Botton, architecte du Patrimoine, maître-d ‘œuvre de la restauration
Dans ce numéro nous insistons sur
les dégâts de la politique nationale du gouvernement Macron-Philippe qui ne
s’attaque pas réellement à la pauvreté qui augmente, ni à la précarité
énergétique, ni à la précarité alimentaire… par contre il attaque frontalement
les retraites, le logement social, la fiscalité locale, l’hébergement
d’urgence… Cette politique a des conséquences très négatives sur les politiques
locales qui sont appelées à compenser ces méfaits alors que l’Etat leur a
diminué les dotations. La résistance à cette politique doit se poursuivre par
les mouvements sociaux et par les politiques publiques locales. Réussir les
transitions suppose de garantir au mieux toutes les sécurités pour toutes et
tous. Grenoble en commun avec Eric Piolle est la seule liste qui adapte ses
propositions en fonction des réalités néfastes de la politique ultralibérale de
Macron. Les autres listes sont totalement hors sol, ne prenant pas en compte
cette dure réalité.
Le 10 décembre 2019, dans une circulaire,
le ministre de l’intérieur avait décidé de ne plus nuancer politiquement les
listes aux élections municipales pour les communes de moins de 9000 habitants.
C’était clairement une volonté de camoufler le prochain échec des listes présentées
ou soutenues par la majorité présidentielle. Des oppositions ont saisi le
Conseil d’Etat par référé suspension, estimant qu’il y avait notamment
violation d’une information correcte des citoyens et un camouflage des listes
LREM en « divers centre ».
Le 31 janvier 2020, le juge des référés
donne raison aux requérants et ordonne :
« L’exécution de
la circulaire du 10 décembre 2019 du ministre de l’intérieur relative à
l’attribution des nuances politiques aux candidats aux élections municipales et
communautaires des 15 et 22 mars 2020 est suspendue en tant qu’elle limite
l’attribution des nuances aux listes dans les seules communes de 9 000
habitants ou plus ainsi que dans les chefs-lieux d’arrondissement, en tant
qu’elle prévoit l’attribution de la nuance « Liste divers Centre » (LDVC) aux
listes qui, sans être officiellement investies par LREM, le MODEM, l’UDI,
seront soutenues par ces partis ou par la « majorité présidentielle » et en
tant qu’elle classe la nuance « Liste Debout la France » (LDLF) dans le bloc de
clivage « extrême-droite », jusqu’à qu’il soit statué au fond sur sa
légalité. »
L’article 39 de la Constitution impose que le Premier ministre demande au
Conseil d’Etat un avis sur tous les projets de loi qui seront ensuite délibérés
en Conseil des ministres puis déposés sur le bureau soit de l’Assemblée
Nationale, soit du Sénat. Cet avis obligatoire porte sur la régularité
juridique des textes, leur forme et la pertinence des propositions au regard
des objectifs poursuivis ainsi que les risques juridiques encourus par l’Etat.
En général, suite à l’avis du Conseil d’Etat, le gouvernement finalise le texte
de loi, mais l’avis n’étant que consultatif il peut passer outre, c’est ce
qu’il a fait.
Première remarque, c’est la très grande précipitation du
gouvernement qui a exigé d’avoir l’avis sous 3 semaines, alors que le
dossier est très complexe et en pleine évolution.
« Le
Conseil d’Etat a été saisi le 3 janvier 2020 d’un projet de loi organique «
relatif au système universel de retraite » et d’un projet de loi « instituant
un système universel de retraite ». Ces deux textes ont fait l’objet de
saisines rectificatives respectivement les 9, 10, 13, 14, 15 et 16 janvier
2020. Les deux projets visent à réaliser une réforme de grande ampleur de
l’assurance vieillesse et des régimes complémentaires obligatoires de retraite
conduisant à la mise en place d’un « système universel de retraite »
(SUR). »
La 5G, cette nouvelle technologie qui devrait être déployée prochainement, permettra de transmettre beaucoup plus rapidement que la téléphonie mobile actuelle de très grandes quantités de données, Mais elle suscite des inquiétudes liées à son impact sanitaire ou environnemental, ce qui a poussé des ONG à annoncer un recours en justice pour demander l’annulation de l’appel à candidatures lancé en décembre 2019 pour l’attribution des fréquences.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a
rendu un rapport intermédiaire publié le
26 janvier 2020, intitulé : « Exposition de la population aux
champs électromagnétiques liée au déploiement de la technologie de
communication « 5G » et effets sanitaires associés »
L’association France Urbaine qui regroupe les grandes villes, les métropoles et les agglomérations, avec l’association Resolis (Recherche et évaluation de solutions innovantes et sociales) a publié le 14 janvier, une étude sur « Les villes face aux défis de la précarité alimentaire« . 21 villes dont Grenoble, ont participé à l’élaboration des nombreuses solutions proposées sur le terrain pour lutter contre la précarité alimentaire qui touche de plus en plus de personnes. L’INSEE indique que 8,8 millions de personnes vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté et 5 millions de personnes ont recours à l’aide alimentaire… Les propositions concrètes se situent principalement dans les domaines suivants : restauration scolaire, épiceries solidaires, commande publique, suivre l’évolution des comportements alimentaires, développement des circuits de proximité…
La fiche présentant les actions de la ville de Grenoble se trouve page 28 de l’étude et indique deux réalisations phares mises en place dans la ville : Episol, une épicerie locale et solidaire pour toutes et tous qui compte environ un millier de familles adhérentes et une cantine verte dès 78 centimes (c’est le prix du repas à la cantine pour les budgets les plus modestes)
L’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE) a noté une hausse
du nombre de personnes en situation de précarité énergétique (+ 233 000 en
2018). Ce nombre s’élève à présent à 6,8 millions de personnes. Ce
chiffre est d’autant plus préoccupant qu’il était auparavant en baisse, depuis
deux ans.
« La
hausse structurelle des prix de l’énergie tend à accroître la pression sur les
plus modestes. Combinée à une augmentation du taux de pauvreté, cette tendance
haussière observée d depuis plusieurs années entraine mécaniquement davantage
de ménages dans la précarité énergétique. Ainsi, ce sont près de 7 millions de
personnes qui, en France en 2018, sont touchées par la précarité énergétique.
Triste constat : le nombre de ménages fragilisés est en hausse, ce qui se
traduit par une augmentation des demandes d’aides à tous les guichets, et hélas
par voie de conséquence face aux impayés de facture d’énergie, par une
augmentation du nombre des coupures de gaz et d’électricité… »
C’est
ce que démontre le 25ème rapport sur « l’État du mal-logement en
France » de la Fondation Abbé Pierre. Le rapport alerte l’opinion publique
sur la multiplication des atteintes au droit au logement et à l’hébergement
d’urgence.
« Malgré
certaines initiatives à encourager, le Gouvernement, trop souvent, aggrave la situation
par une
politique de coupes budgétaires inédites dans le domaine du logement. »
Les
chiffres sont impressionnants ; ce sont 3,9 milliards d’euros supprimés
dans les APL par an depuis l’arrivée de Macron, par différentes décisions.
La diminution de la
construction de logements sociaux est très sévère 20 000 constructions de
moins entre 2016 et 2018, passant de 125 000 en 2016 à 105 000 en
2018. C’est le résultat de l’attaque en règle de Macron contre le logement
social.