A l’occasion de la commémoration des 150 ans de la Commune de Paris, le conseiller municipal chargé de l’histoire de Grenoble Jérôme Soldeville, a écrit un texte résumant l’histoire de la laïcité à Grenoble. A noter que le hasard fait bien les choses, ce texte est édité le 16 avril 2021, soit exactement, jour pour jour, 150 ans après l’affaire des mitrailleuses qui a vu la population grenobloise s’emparer de la gare de Grenoble pour empêcher leur acheminement à Versailles. L’historien Quentin Deluermoz a accepté de repousser sa conférence sur la Commune de Paris initialement prévue à la fin du mois d’avril, au mercredi 27 octobre prochain. Elle aura lieu à 18h à l’auditorium du musée de Grenoble.
« Une histoire qui a débuté sur fond de Commune de Paris, ce moment crucial où « le parti de l’ordre » de Thiers s’est accaparé l’idée de République et de ses symboles, avec la violence que l’on sait, une violence qui se répète sans doute : même inversion et récupération identique par les réactionnaires d’une idée à l’origine source d’émancipation.
Le maire de la Montagne (44) a pris le 11 janvier 2021 un arrêté « antipesticide », considérant que les pesticides, une fois déposés sont des déchets. Le 1er mars 202, le préfet de Loire-Atlantique a attaqué cet arrêté en référé liberté auprès du tribunal administratif de Nantes. Le préfet avait pris la voie du référé liberté (au lieu du simple référé suspension) qui impose que le juge se prononce très rapidement. Mais pas de chance le juge a retoqué le 5 mars par ordonnance la demande du préfet. Le préfet a alors pris la voie du référé suspension classique le 15 mars et le juge des référés lui a donné raison le 9 avril.
L’arrêté
est donc suspendu mais il faudra attendre le jugement au fond pour savoir s’il
est illégal ou non.
Le 14 avril, Santé Publique France publie une étude sur la mortalité due à la pollution de l’air qui a vu une légère amélioration ; l’étude prend en compte le confinement du printemps 2020. Mais malgré cette amélioration, 40.000 décès par an sont encore attribuables à l’exposition aux particules fines. L’agence estime aussi que plus de 2.000 décès liés à la pollution de l’air ont été évités lors du premier confinement du printemps 2020. Elle invite à poursuivre les efforts de réduction sur toutes les sources de pollution, notamment le chauffage au bois domestique.
« Cette étude a répondu à deux objectifs :
– évaluer les impacts à court et plus long terme sur la mortalité, de la
diminution transitoire de l’exposition de la population à la pollution
atmosphérique en lien avec les mesures prises pour limiter la propagation de
l’épidémie de Covid-19 au printemps 2020 ; – réévaluer le fardeau ou poids
total à long terme de la pollution atmosphérique sur la mortalité annuelle en
France métropolitaine pour la période 2016-2019 afin de mettre en perspective
les résultats obtenus, et plus largement pour actualiser les estimations
publiées en 2016 par Santé publique France. Méthodes :
Une équipe du CNRS, a mis en ligne le 7 avril la nouvelle version du « Mobiliscope » qui intègre 49 agglomérations françaises, dont Grenoble. Il permet de suivre visuellement l’évolution de la composition sociale d’une ville ou d’un quartier au cours de la journée à partir des données de déplacement du Cerema,
« LES POPULATIONS
PRÉSENTES ET LEURS MOBILITÉS AU COURS DE LA JOURNÉE
Les habitants d’une ville
ne sont pas immobiles. Leurs déplacements quotidiens occasionnent des
modifications dans l’organisation sociale et spatiale des villes.
Le Mobiliscope est un outil de géovisualisation qui donne à voir l’évolution de
la population présente dans les villes françaises et canadiennes au cours des
24 heures de la journée. Il permet ainsi d’étudier les changements de
composition sociale des quartiers au fil des heures…
L’enquête de l’Insee décrite dans « Insee Première » n° 1850 d’avril 2021 » ne concerne que le premier confinement du 17 mars au 11 mai 2020. Un quart des personnes de plus de 15 ans estime que la situation financière de leur ménage s’est dégradée pendant le premier confinement. Mais la situation est très contrastée d’un territoire à l’autre. Les plus précaires sont davantage touchés. La situation financière se dégrade d’autant plus que le niveau de vie était faible avant le confinement : parmi les 10 % les plus pauvres du pays, 35 % déclarent une situation financière dégradée, contre 17 % chez les 10 % les plus aisés.
Les retraités sont, de loin,
les moins touchés économiquement par la crise, puisque seuls 6 % d’entre eux
déclarent que leur situation financière s’est dégradée.
« En
2018, en France métropolitaine, un enfant sur trois vit en territoire rural.
Ces enfants résident plus souvent avec leurs deux parents dans une famille «
traditionnelle » que ceux des espaces urbains. Ils vivent moins souvent que les
enfants urbains dans des familles pauvres (13 % contre 23 %) ou très aisées. Il
y a en effet, dans les territoires ruraux, moins de familles monoparentales ou
nombreuses, des parents plus souvent en emploi mais moins fréquemment dans les
catégories sociales les plus favorisées, et moins de logements sociaux. Les
enfants ruraux ont des conditions de logement plus favorables : neuf sur dix
ont leur propre chambre et vivent dans une maison avec un espace extérieur
(jardin, terrain, cour), contre respectivement sept sur dix et cinq sur dix en
milieu urbain. En revanche, ils vivent plus loin des services et des
équipements. Ils disposent, par exemple, en moyenne de huit places en crèche à
moins de 15 minutes pour cent enfants de moins de 3 ans, contre vingt-six en
milieu urbain. Leur temps d’accès aux professionnels de santé, en particulier
aux spécialistes, est également plus long que celui des enfants urbains. Ils
résident en moyenne à 25 minutes en voiture d’un pédiatre, contre 7 minutes en
milieu urbain. Ils sont aussi plus éloignés de certains équipements culturels
(cinémas, musées) et sportifs »
Pour retrouver l’ensemble des événements de la Biennale des villes en transition, qui s’est déroulée à Grenoble du 1er au 4 avril 2021) voir ici.
Mandats locaux : les femmes plus nombreuses, sauf aux postes de direction. C’est le constat habituel bien connu. Trois femmes sont présidentes d’un conseil régional, douze sont maires d’une ville de plus de 100 000 habitants. Malgré la parité imposée par la loi, la direction des assemblées locales reste encore peu accessible aux femmes.
Les évolutions possibles du réseau public de distribution d’électricité à l’horizon 2050. Enedis a publié le 12 avril son premier rapport de prospective qui anticipe l’évolution du réseau public de distribution d’électricité à l’horizon 2050 à travers 4 scénarios.
Le 3 avril, le Dauphiné Libéré publie une page complète vantant le projet de tunnel Lyon-Turin avec seulement l’indication en tout petit « PUBLI INFO », cachant, sous cette définition qui ne signifie rien, une pure publicité sans indiquer qui a fait cette publicité. En lisant attentivement cette page on devine qui en est l’auteur : la société TELT (Tunnel Euralpin Lyon-Turin) qui est le promoteur du tunnel. Les tenants du tunnel montrent qu’ils sont inquiets pour devoir payer une telle publicité en peine campagne électorale des élections départementales et régionales.
Ne
nous laissons pas berner ! Le projet Lyon-Turin n’a rien d’écologique. Au
contraire, c’est un projet « climaticide »
!
Les élections régionales
approchent et le président de droite sortant, L. Wauquiez s’active dans sa
campagne électorale en arrosant, au moins verbalement, les différents
territoires de promesses intéressantes. Pour l’agglomération grenobloise il
rappelle qu’une des priorités du Plan de Déplacement Urbain, le prochain RER
Grenoblois, doit voir le début de sa mise en place dès 2023 mais avec un
cadencement assez limité. Il s’appuie sur les premiers résultats des études
menées sur ce projet : « ils montrent qu’on peut le faire, donc on
y va. » Il propose de lancer une voie ferrée supplémentaire jusqu’à
Brignoud dès 2022 et ainsi d’avoir dès 2023/2024 des trains toutes les 15
minutes entre Grenoble et Brignoud de 6 h 30 à 9 h 30 et de 16 h à 19h 30 ou 20
heures. Il y aurait aussi le déplacement de la gare de Pont de Claix pour
permettre une connexion avec le tram. Cette première étape coûterait entre 60
et 70 M€, la région en financerait le tiers. A l’Etat, au département et au
SMMAG de financer le reste.
Les élus du groupe UMA (gauche écologistes et citoyens) à la métropole ont salué cette proposition dans un communiqué du 3 avril en proposant que le cadencement sur Brignoud-Grenoble s’étale sur toute la journée.
Suite aux attaques violentes
du gouvernement contre les bailleurs sociaux qui doivent baisser les loyers
pour permettre au gouvernement d’économiser sur les APL des locataires du
logement social, les organismes HLM ont vu leurs recettes fortement baisser.
Les locataires payent des loyers diminués mais voient leur APL baissée
d’autant. Cette baisse de loyer n’est pas une politique d’aide aux locataires
mais une punition contre les organismes. Comme l’Etat s’est désengagé des
financements du logement social, les recettes des bailleurs sont dominées (à
plus de 85%) par les loyers, ici la solidarité s’opère par les plus modestes
pour les plus modestes ! Et tous les services apportés par le bailleur
social sont payés par les locataires.
Un organisme à loyer modéré
comme ACTIS se trouve en grandes difficultés car très présent dans les
quartiers prioritaires de la politique de la ville, où les APL représentent une
forte proportion des loyers. Ses fonds propres ont fondu d’où une diminution de
certaines prestations et il ne peut plus construire sauf à vendre du
patrimoine. Il n’est plus en état de participer efficacement à la construction
de nombreux logements sociaux dans l’agglomération. Or la demande de logements
sociaux y est très forte.
La très officielle Commission
nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) qui est l’institution
nationale de promotion et de protection des droits de l’Homme française créée
en 1947, réaffirme que le projet de loi confortant le respect des principes de
la République doit faire l’objet de nombreuses révisions. La CNCDH signale que
certains articles pourraient être annulés par le Conseil Constitutionnel,
notamment celui qui traite du contrat d’engagement républicain imposé aux
associations.
Dans
le manifeste d’Aternatiba il y a des analyses très pertinentes sur le caractère
non écologique des centres commerciaux et sur le fait que la mairie ait tout
cédé au promoteur Apsys et de ce fait perdu tout contrôle sur le projet. Un
autre intérêt de ce manifeste, c’est qu’il propose un autre projet pour cette
friche industrielle.
Un quotidien
régional du 8 avril publie un article mettant en cause la Ville de Grenoble
qui, d’après certains citoyens mal informés dont un ancien conseiller municipal
d’opposition, aurait volontairement caché les dividendes (liés aux résultats
sur son activité commerciale hors logement social) versés exceptionnellement
par la SEM Grenoble Habitat à ses actionnaires dont la ville qui en avait bien
besoin pour redresser ses finances (entre 2015 et 2018). Or chaque année sont
communiqués les résultats des cinq dernières années de la SEM Grenoble-Habitat,
qui permettent aux membres du conseil municipal qui les lisent de savoir les
résultats distribués sur ces cinq dernières années à l’ensemble des actionnaires
de la SEM dont la commune. L’ensemble de ces informations sont disponibles sur
le site de la commune, dans le fonds des archives municipales en ligne, et donc
consultables par les administré·es. Le fonds d’archives de la Ville est très
bien tenu et Grenoble et une des collectivités qui ouvre le plus ses données
publiques.
A l’Université de Grenoble Alpes, les règles déontologiques devraient être appliquées par tous, mais visiblement les président et ex-présidents y échappent. Le syndicat FSU vient de rendre public un communiqué du 6 avril intitulé : « Découverte majeure à l’Université Grenoble Alpes : les règles déontologiques sont faites pour être appliquées par tous ! » Il fait référence au jugement du tribunal administratif de Grenoble du 25 février 2021 (voir notre article du 26 mars ).« Les règles sont bien faites pour être respectées par tous, y compris par les Présidents. Un mystère reste cependant entier : comment et pourquoi P. Lévy a-t-il pu être autorisé par la commission présidée par Y. Lakhnech à violer deux règles déontologiques élémentaires, comment et pourquoi tous les conseils internes à l’UGA ont-ils pu fermer les yeux sur ces violations ? Ce mystère aurait pu être éclairci par le Conseil d’Administration de l’UGA, mais dans leur grande sagesse les administrateurs ont refusé lors du CA du 11 mars dernier de se saisir du jugement. Craignaient-ils de découvrir des choses qu’il est préférable que les membres de l’UGA continuent à ignorer ? »
Le Département de l’Isère est
géré par une droite qui ne cache pas ses positions rétrogrades. Lors du vote du
budget 2021, les représentants macronistes de LREM ont apporté leur soutien à
la majorité en votant sans aucune réserve le budget présenté par le président
Barbier. Au moins les choses sont claires, le « ni gauche, ni droite »
est terminé, LREM c’est à droite toute.
« Médiacités » a enquêté sur la fable villeurbannaise de Mme N. Vallaud Belkacem, tête de liste PS aux élections régionales. Cette ancienne ministre vient d’être parachuté et pour faire croire qu’elle a sa vie à Villeurbanne, raconte une belle mais fausse histoire. « Au club de la presse, elle annonce avoir acheté un appartement à Villeurbanne, dans le quartier Grandclément. Questionné par Mediacités sur cette adresse, l’entourage de la candidate rectifie les déclarations passées : « Najat n’était pas propriétaire de l’appartement à Grandclément. Il y a sans doute eu incompréhension ou confusion avec sa sœur qui habite dans le même secteur… Plutôt que parachutée, je la définirais comme une intermittente de la politique locale, lâche un élu de Villeurbanne. Au lieu de revendiquer un ancrage dans une commune où elle ne vit pas et où elle n’a jamais été élue, elle serait davantage fondée à jouer la carte lyonnaise où elle dispose d’un passé politique. » À moins qu’en cas de défaite face à Laurent Wauquiez, la carte villeurbannaise brandie aux régionales lui serve à préparer sa revanche, aux législatives de 2022, dans le bastion socialiste… »
En ce qui concerne la politique
de la ville, les élus locaux peinent à accéder aux crédits du plan de relance. Les Président-es de
cinq associations d’élus locaux, France
urbaine, AdCF, AMF, Villes de France et Ville & Banlieue ont écrit au président de la République pour lui
faire part des difficultés des élu-es à obtenir des crédits en faveur des
projets de cohésion urbaine et sociale et demandent la mise en place d’une
cellule de suivi national. Ils rappellent l’urgence de mobiliser des
crédits pour les quartiers populaires dont ils ont un besoin
dès maintenant. Ils rappellent aussi
que l’élaboration des contrats de relance et de transition
écologique (CRTE) est un sujet majeur, ceux-ci ayant vocation à
accompagner les projets de territoires adoptés pour la mandature
2020-2026.
Ils regrettent la
poursuite et la multiplication, des appels à projet ainsi que des appels à
manifestation d’intérêt (AMI), qui entrent en contradiction avec
l’esprit des CRTE. Cette
situation risque d’accroître les inégalités entre les territoires qui n’ont pas
tous les mêmes capacités d’ingénierie pour y répondre et de nuire à la déclinaison opérationnelle des
orientations portées par France Relance et le comité interministériel à la
ville du 29 janvier.
Le Comité d’évaluation de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté a rendu son rapport 2021. Cette stratégie, lancée par Macron en septembre 2018, peine à donner des résultats. Encore beaucoup de communication et peu d’actions réelles. Parmi les 35 mesures de prévention et de lutte contre la pauvreté seules quatre ont été intégralement mises en œuvre. Il s’agit de la revalorisation de la prime d’activité, de la mise en œuvre et du renouvellement de la complémentaire santé solidaire pour les allocataires du RSA, et du déploiement de 400 points conseils budget.
« Evaluation de la
gouvernance et du volet territorial de la stratégie.
L’organisation prévue pour piloter la
Stratégie a bien été mise en place, malgré certains retards. Les moyens
financiers annoncés ont été confirmés, rendant ainsi crédible l’engagement de
l’État, notamment vis-à-vis des collectivités. Toutefois, le comité souligne un
point d’alerte important : le soutien politique de la Stratégie reste
insuffisant pour donner à la délégation qui en a la charge les moyens d’une
coordination interministérielle et d’un pilotage propre à garantir un niveau de
mise en œuvre à la hauteur des ambitions initiales. »
C’est la demande de 61 élu-es
de France Urbaine, dont Eric Piolle et Christophe Ferrari, au président de la
République dans une lettre ouverte du 7 avril.
Pour ces élu-es, il est
urgent d’envoyer au monde de la culture des signes forts, c’est-à-dire une
méthode de travail qui stabilise des perspectives à court, moyen et long terme.
La culture est un bien essentiel. Sans perspectives, les élu-es des grandes
villes, agglomérations et métropoles craignent que la très grande détresse des
professionnels de la Culture, de plus en plus vive chaque jour, se mue
progressivement en amertume puis en colère.
Cela doit passer par un
travail de concertation visant à anticiper et préparer la reprise culturelle,
tout en veillant à l’accompagnement pérenne des structures et acteurs de la
culture. Cette concertation doit associer l’Etat, les professionnels de la
Culture et les associations représentant les collectivités territoriales, dont
France urbaine.
Le 1er avril, le
tribunal administratif de Marseille a donné partiellement satisfaction aux associations, les amis de la Terre France, Greenpeace
France, France nature environnement et Ligue de protection des oiseaux qui
demandaient l’annulation de l’arrêté du 16 mai 2018 du préfet des
Bouches-du-Rhône qui autorisait la société Total raffinage France à
poursuivre l’exploitation de la raffinerie située sur la plateforme de La
Mède avec la transformation de la raffinerie de pétrole brut en une
bioraffinerie.
Les associations estiment que
ce jugement est une petite révolution dans le droit des études d’impact : c’est
la première fois qu’un tribunal consacre l’obligation pour un industriel de
prendre en compte les impacts climatiques générés par les activités de
production des matières premières.
Voici un extrait du communiqué
du tribunal administratif :
Les nouvelles mesures sanitaires publiées par le décret du 2 avril 2021prescrivant les nouvelles mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.
Instruction relative aux modalités d’exercice du droit de vote par procuration.La circulaire donne les consignes pour l’établissement des procurations et rappelle les droits des électeurs, les compétences des différentes autorités habilitées ainsi que les procédures à suivre.
Arrêté du 1er avril 2021 fixant la liste des pièces à fournir par l’employeur à l’appui d’une demande d’autorisation de travail pour un étranger : Il remplace l’arrêté du 28 octobre 2016.
Le 29 mars 2021, le conseil
municipal a adopté une délibération, présenté par les adjoints au maire,
Pierre-André Juven et Gilles Namur, qui liste les nombreuses contributions
et demandes de la ville de Grenoble au plan d’actions territorial 2021- 2023
pour la qualité de l’air.
La Ville de Grenoble s’implique de façon très
active en faveur de l’amélioration de la qualité de l’air en lien avec l’État,
Grenoble-Alpes Métropole et le Syndicat Mixte des Mobilités de l’Aire
Grenobloise (SMMAG), chacun agissant dans le cadre de ses compétences. Dès
2012, la Ville avait ajouté à son Plan climat un volet qualité de l’air pour
structurer sa contribution aux principaux documents de planification (PDU, PLU,
PPA…), sensibiliser les habitant·e·s et les établissements recevant des publics
sensibles et agir en interne (flotte de véhicules, plan de mobilité, indemnité
kilométrique vélo…). Les collectivités ont positionné le bassin de vie
grenoblois comme un territoire pilote au niveau national sur le sujet de la
qualité de l’air.
A propos des amendements du
groupe « Nasa » d’O. Noblecourt au conseil municipal du 29 mars, sur
le budget 2021 le groupe proposait d’augmenter la dette de 5 millions d’euros,
en complète contradiction avec ses engagements de campagne : « Le
recours à l’emprunt sera limité pour faire diminuer le poids de la dette dans
le budget de la Ville ». On peut en conclure que la promesse de baisse
de la dette était démagogique pour attirer les électeurs (ça n’a pas bien
marché). La crédibilité politique exige un peu plus de rigueur.
Un autre amendement, soutenu
bizarrement par le président de la Métro, proposait d’étudier une tarification
différenciée du stationnement sur voirie notamment pour les SUV. Mais la loi ne
permet pas d’établir des tarifs de stationnement différents pour les seuls SUV.
En effet l’article L.2333-87 du CGCT précise que « le barème tarifaire
peut être modulé en fonction de la durée du stationnement, de la surface
occupée par le véhicule ou de son impact sur la pollution atmosphérique ».
Donc le barème doit s’appliquer de la même façon à tous les véhicules ayant les
mêmes caractéristiques concernant ces deux items et pas seulement les SUV.
Comment les agents du stationnement pourront savoir si tel ou tel véhicule est
plus polluant ou si sa surface dépasse un certain seuil. Les vignettes Crit’air
ne suffiraient pas puisque la plupart des SUV qui sont récents ont des
vignettes les déclarant non polluants. Cette proposition d’amendement n’est là
que pour faire croire à une conversion écologique de ce groupe qui a encore un
grand chemin à faire à ce sujet.