Les employeurs publics territoriaux représentés par
les associations d’élus (AMF – ADF – Régions de France
– ADCF – France Urbaine – Villes de France – APVF – AMRF – CNFPT – FNCDG –
Collège employeurs du CSFPT) ont transmis un mémorandum au gouvernement et aux
parlementaires qui recense toutes les menaces que le futur système fait peser
sur la sphère territoriale.
Ils ont raison de s’inquiéter, car lors du vote du 1er
article de la loi sur la réforme des retraites, l’Assemblée nationale a refusé
de voter un amendement visant à garantir aux fonctionnaires territoriaux le
versement d’une retraite d’un « montant au moins équivalent à celle
aujourd’hui perçue ».
« Ce mémorandum a pour objectif de
rappeler les attentes ou les inquiétudes ainsi que les propositions de la
Coordination des employeurs territoriaux concernant la réforme du système des
retraites des agents territoriaux. Les employeurs territoriaux n’étaient pas
demandeurs d’une réforme systémique des retraites et il ne leur appartient pas
de porter un jugement global sur la philosophie politique qui préside à
l’esprit de la réforme. En revanche, ils se préoccupent légitimement des
conséquences éventuelles de cette réforme pour les collectivités et leurs agents.
Dans ses articles 41 à 64, la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique, renforce les pouvoirs de police du maire dans de nombreux domaines (liste non exhaustive) :
Le 25 février des associations
environnementales, de consommateurs et de médecins ont déposé des recours au
Conseil d’État contre les textes (arrêté et décret) qui forment le dispositif
encadrant l’épandage de pesticides à proximité des habitations.
Ce collectif est constitué de
Générations futures, France Nature Environnement, Eaux et Rivières de Bretagne,
UFC-Que Choisir, l’AMLP (une association de médecins) et l’Union syndicale
solidaire et des collectifs de protection des riverains.
Samedi 22 février 2020 à 14 h rassemblement place de Verdun à l’appel du collectif des algériens de Grenoble suivi d’une marche vers le consulat d’Algérie. Il y a un an débutait le Hirak des algériens qui demande le départ du régime et une transition démocratique.
Réunions publiques de la liste Grenoble en commun « pour
accélérer les transitions »
Samedi 22 février à 14h – Secteur 5 – MJC Abbaye, 1 Place de la Commune 1871
Mardi 25 février à 19h – Secteur 6 – Centre Sportif Jean Philippe Motte salle polyvalente, 1 Rue des Peupliers
Mercredi 26 février à 19h – Secteur 3 – MJC Anatole France, 2 Rue Anatole France
Jeudi 27 février à 19h – Secteur 4 – Espace Vie Sociale, 1 Avenue Léon Blum
Jeudi 5 mars à 19h – Secteur 1 – Maison des habitants Chorier Berriat, 10 Rue Henri le Chatelier
Vendredi 6 mars à 19 h – Secteur 2 – La Plateforme, ancien musée de Peinture, 9 Place de Verdun
Les 59 candidat-es et les deux suppléants de l’équipe « Grenoble en Commun » avec Eric Piolle ont été présentés à la presse. C’est une liste très renouvelée, seuls 24 élus sortants se représentent. C’est une liste jeune et de très large rassemblement soutenue par toutes les sensibilités politiques progressistes : EELV, la France insoumise, les socialistes et humanistes grenoblois, le Parti Communiste Français, Génération’s, le Parti de Gauche, Ensemble !, Génération Ecologie, le Parti Animaliste et bien entendu des mouvements politiques locaux ADES et Réseau Citoyen de Grenoble.
Deux anciens adjoints de Dubedout (maire de 1965 à 1983), Jacques
Hennebert et Jean Giard terminent la liste pour indiquer cette continuité de la
gauche grenobloise attachée à la justice sociale, aux luttes contre les discriminations
et l’attachement à une gauche de transformation sociale refusant la sclérose
des appareils politiques.
La nomination d’O. Véran au
ministère de la santé, c’est la continuité sans le changement ! Comme
l’indique Christophe Prudhomme, médecin porte-parole de l’Association
des médecins urgentistes de France (AMUF) à France info : « Pour nous, mettre comme ministre
celui qui avait été à la manœuvre pour faire voter la loi de finance, qui
motive aujourd’hui le mouvement à l’hôpital, ça frise la provocation ».
On va voir en actes ce qu’il va faire en urgence pour le CHU et la Clinique
mutualiste. Très maladroitement, le premier acte du ministre a été de proposer une
enquête nationale auprès du personnel hospitalier pour connaître notamment les
raisons du « mal-être » dans ce secteur en grève depuis près d’un
an. Comme s’il découvrait subitement qu’il y a un vrai problème dans ce domaine !!!
On a tout de même le droit de rire un peu. Voici la perle de la liste pro-macron
de Mme Chalas. Elle propose de « Nommer
un adjoint à la culture compétent » et « en même temps » elle propose « le
transfert de la compétence culture à la Métropole ». Conclusion, le
pauvre adjoint très compétent devient totalement incompétent et disparaîtra.
L’équipe pro-macron d’O. Noblecourt utilise des moyens interdits pour faire sa propagande. Notamment en utilisant des moyens d’une collectivité pour faire une annonce de réunion électorale. Ce n’est plus « nouvel air », mais très vieux monde. La tête de liste fait son « Calimero » en se plaignant que les autres listes ne veulent pas débattre avec lui ; il a du mal à admettre qu’il n’est pas au centre du monde avec son équipe pro-macron très gauche/droite.
L’ancien maire corrompu, a présenté cette semaine seulement les 9 premiers de sa liste. C’est un message subliminal qu’il envoie car il pense se retrouver dans l’opposition avec seulement 9 élu-es.
L’INSEE présente les revenus disponibles des ménages fiscaux par unité
de consommation pour l’année 2016. Le dossier comprend notamment le montant des
revenus disponibles par déciles et par quartiles et permet de mesurer les
écarts de revenus entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres, la
médiane est la valeur qui partage la distribution des revenus en deux parties
égaleset l’indice
de Gini : plus il est fort plus les inégalités sont marquées.
Grâce aux processus de redistribution (mêmes imparfaits), les inégalités
de revenus disponibles sont un peu atténuées ; ce sont surtout les revenus
des premiers déciles qui remontent un peu.
Les quartiers les plus inégalitaires sont ceux où il y a plus de hauts
revenus, alors que les quartiers dits populaires sont moins inégaux, car il y a
un tassement de l’échelle des revenus.
Il n’est pas inutile de repréciser comment fonctionnent les finances de
la ville de Grenoble, au moment où les candidats à l’élection municipale
développent leurs programmes et tentent d’expliquer comment ils vont les
financer. Car lorsqu’on se penche sur les promesses, il est clair que cela ne
colle pas du tout avec les capacités réelles de la ville. Demain on rase gratis
est le credo des oppositions qui croient que plus ils promettent, mieux ils
seront appréciés par les électeurs. Mais les Grenoblois-es ne sont pas bêtes et
savent que l’argent ne tombe pas du ciel car il vient de leurs poches à travers
les impôts locaux et nationaux (pour les dotations de l’Etat).
Or les oppositions critiquent la politique municipale car la majorité a
diminué de nombreuses dépenses (nécessité pour éviter la mise sous
tutelle) ; elle aurait dû augmenter les subventions aux associations
culturelles et sportives, au CCAS, ne pas diminuer le nombre de personnel,
augmenter la police municipale, le service de propreté urbaine, apporter des
aides aux commerces… Cette attitude dénote soit de la mauvaise foi, soit de
l’incompétence ou les deux. En fait cela démontre que ces oppositions auraient
augmenté les impôts locaux si elles avaient été aux affaires.
Le 27 décembre 2019 un décret et un arrêté précisaient les distances à
respecter lors de l’épandage de pesticides pour protéger les riverains des
terrains agricoles traités.
Un collectif de maires opposés à cet épandage près des habitations (dont
celui de Grenoble) avait déposé un référé demandant la suspension de l’arrêté
et du décret qui retenaient des distances minimales de sécurité de 5,
10 et 20 mètres pour la protection des riverains en matière d’épandage des
pesticides.
Le
14 février, le juge des référés du Conseil d’État rejette la demande de
suspension au motif qu’il n’y a pas d’urgence. Par contre le juge ne se
prononce pas sur le fond du dossier : y a-t-il ou pas un doute sérieux
concernant la légalité de ces actes administratifs ? Cela laisse un peu de
place concernant l’examen au fond du dossier prochainement par le Conseil
d’Etat.
La Fondation
Abbé Pierre (FAP) et l’Union sociale pour l’habitat (USH) proposent 38 pistes
d’amélioration pour « donner un second souffle
au Logement d’abord ».
Rappel de la notion du logement d’abord : il s’agit d’une approche, qui a fait ses preuves pour réduire le nombre
de personnes sans domicile partout où elle a été expérimentée aux Etats-Unis,
au Canada et en Europe. Elle consiste à proposer aux personnes à la rue
d’accéder directement et sans condition à un véritable logement pérenne de
droit commun, plutôt que d’entamer un « parcours en escalier » à travers les
différentes strates de l’hébergement avant d’aboutir éventuellement, à un logement.
Cela implique de proposer aux personnes un accompagnement vers et surtout dans
le logement pluridisciplinaire, global, renforcé et flexible, qui doit rester
facultatif et articulé au projet résidentiel du ménage.
Les propositions
concrètes de la FAP et de l’USH s’articulent autour des objectifs suivants :
La SMACL Assurances
est une société d’assurance mutuelle pour des collectivités territoriales, des
élus, des agents, des associations et des entreprises. Chaque année elle édite
un rapport sur « le risque
pénal des élus locaux et des fonctionnaires territoriaux ». Ce rapport permet de faire le point sur la réalité statistique
du risque pénal des élus locaux et des agents, l’édition 2019 confirme que les
mises en cause restent très marginales (moins de 0,3% des élus sont mis en
cause), même si la tendance est à la hausse.
A noter
que plus de 60% des poursuites se terminent favorablement pour les mis en
cause, ce qui prouve bien que la présomption d’innocence doit être réaffirmée
sans cesse. C’est le principe selon lequel toute personne,
qui se voit reprocher une infraction, est réputée innocente tant que sa
culpabilité n’a pas été légalement démontrée.
Le collectif pour des alternatives à la A 480 a demandé à des candidats aux élections municipales dans l’agglomération ce qu’ils pensent de l’élargissement de l’A480 :
« Dans
le courrier
que nous leur avons envoyé, nous demandions aux candidat.e.s leur
position sur la mobilité en général (prolongement de l’A51, nouveau SMMAG,
étalement urbain…) et sur l’A480 et ses impacts d’autre part.
Nous leur
demandions également de se positionner quant à la mise en place d’un
observatoire des impacts de l’A480, qui suivrait et diffuserait les
informations relatives au trafic et aux nuisances associées (qualité de l’air,
bruit, sécurité, dynamiques périurbaines… »
Choisir la liste écologiste, citoyenne, de gauche et humaniste menée par
Eric Piolle, c’est le bon choix en 2020 quand on voit quel avenir nous préparent
la montée des inégalités et le changement climatique qui accélère. Les villes
sont des acteurs majeurs pour résister et inventer un avenir vivable pour
toutes et tous.
Chaque semaine un nouveau défi est présenté à la presse par la liste
menée par Eric Piolle. Cette semaine c’était un défi portant sur l’éducation
populaire, englobant les libertés, l’éducation, la culture, le sport… en vue de
l’émancipation des citoyennes et des citoyens de tous âges et de toutes
catégories sociales.
Où l’on découvre les méthodes spéciales et très contestables de l’équipe
de O. Noblecourt qui dégagent un air plutôt vicié. Tous les moyens ne sont pas
bons pour faire campagne. Par exemple, la tentative d’instrumentaliser
Wikipédia en essayant d’y déposer un article vantant le candidat en faisant
croire qu’il a une notoriété importante. L’effet boomerang ne s’est pas fait
attendre. L’article a été supprimé au motif : « Cet
article, hors critère, a été créé à des fins électorales, car cette personne
qui n’a jamais été membre de gouvernement, ni membre d’un parlement d’un pays
souverain vient juste de déclarer sa candidature à la mairie d’une grande ville
française. Wikipédia n’est pas une vitrine pour créer la notoriété ou servir de
support promotionnel mais au contraire, une encyclopédie en ligne qui évoque
les personnalités déjà connues ou reconnues ».
Mme Chalas a été obligée de se séparer d’une colistière qui avait
proféré des attaques, considérées comme antisémites, contre M. Safar, lors des
élections municipales de 2014. Mais la tête de liste a conservé sa confiance en
M. Borel-Garin qui a proféré des menaces contre un journaliste et qui se retrouve
en 6ème position sur la liste.
L’ancien maire (1983-1995) n’est pas seulement corrompu il est aussi
rompu aux discours démagogiques d’une grande simplicité laissant croire qu’avec
lui aux manettes tout deviendrait possible. Lors du dernier conseil municipal
du 10 février, A. Carignon s’est fait le porte-parole des mécontents et de tout
ce qui pouvait lui tomber sous la main, même les budgets participatifs sont
dénigrés. Une parfaite démonstration de ce que peut être le populisme le plus
achevé.
Lors du dernier conseil municipal du mandat, deux vœux ont été émis en
direction du gouvernement. Le premier concernant la réforme des retraites qui
mettra lourdement à mal notamment les retraites des agents des collectivités,
demande au gouvernement de surseoir à cette réforme qui est rejetée par une
grande majorité de Français-es et d’associer les collectivités locales à
l’élaboration d’un nouveau projet de réforme.
Le deuxième s’adresse à la ministre de la Santé et l’ARS (Agence régionale de
santé) pour que le Groupe Hospitalier Mutualiste reste dans le secteur non
lucratif. Les deux vœux n’ont pas été votés par la droite et Carignon.
Le gouvernement a été obligé de redéfinir les règles concernant les
examens des projets importants ayant des conséquences significatives sur
l’environnement, car un arrêt du Conseil d’Etat du 6 décembre 2017 a annulé une
partie du décret n° 2016-519 du 28 avril 2016. En effet l’autorité
environnementale régionale n’était pas indépendante, le préfet ayant à la fois
la main sur cette autorité et maître d’ouvrage du projet.
En conséquence, le gouvernement soumet à la consultation du public (jusqu’au
28 février) un projet de décret relatif à l’autorité environnementale des
projets.
Le « Forum des lucioles » fait des propositions pour
une politique culturelle à Grenoble.
Rappel de la démarche du Forum des Lucioles qui propose de :
« construire avec des citoyens (acteurs artistiques, acteurs culturels, militants de l’éducation populaire, élus et personnes) des perspectives communes pour examiner les conditions des pratiques artistiques et culturelles en échappant aux considérations sur “l’excellence”, “l’élitaire” ou “l’élitisme”, “le populaire”, dépourvues de critères d’évaluation partagée.
créer un cadre de discussion et construire les outils pour transformer les pratiques et les rendre visibles.
regrouper des textes, des expériences, des documents, des points de vue et des informations pour contribuer à la réflexion sur le rôle et la responsabilité des pouvoirs publics.
L’intention est de
contribuer, en liaison avec d’autres démarches, à la co-construction d’une
politique culturelle de la métropole grenobloise. »
La Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) publie son deuxième « Baromètre Parlons vélo des villes cyclables ». Grenoble est à la première place des villes de plus de 20 000 habitants dépassant de peu Strasbourg qui était le modèle des villes cyclables en France.
La progression du vélo est impressionnante à Grenoble, à l’heure
actuelle : 1 Grenoblois-es sur 5 se rend au travail à vélo. Mais il reste
encore à faire ! Notamment la création de 4 nouvelles pistes Chronovélo, du
réseau Proxivélo, la sécurisation des intersections et des piétons…
Tous les 3 ans, la Poste, l’Etat et l’Association des
maires de France (AMF) signent un « contrat de présence postale
territoriale ». Le contrat 2020-2022 a été signé le 5 février.
Le contrat réaffirme le dialogue obligatoire entre la
direction de la Poste et le maire, concernant l’évolution de la présence
postale dans la commune, mais comme toujours c’est la Poste qui décide en
dernier ressort. Ce qui s’est passé à Grenoble avec le recul de la Poste
concernant des fermetures de certains bureau est la conséquence de la
mobilisation de nombreux acteurs en premier lieu des usagers et le collectif
« J’aime ma Poste », des syndicats des personnels de la Poste,
de la mairie et des élus.