
C’est le glacier des Alpes qui est surveillé depuis le plus longtemps (1949). Situé à 65 km de Grenoble, entre 2900 et 3000 m d’altitude, il va disparaitre définitivement d’ici trois ou quatre ans à cause du changement climatique. Il est étudié par les glaciologues de l’unité de recherche grenobloise ETNA (Érosion Torrentielle, Neige et Avalanche) d’INRAE. « Sa surface, qui est aujourd’hui de quelques hectares, a fortement diminué au cours du XXe siècle, passant ainsi de 124 ha en 1908 à 85 ha en 1952 et 41 ha en 2003, 12 ha en 2009 et 9 ha en 2014. Son épaisseur actuelle est estimée à environ 10-20 m de glace d’après des mesures radar effectuées en 1992. Il a perdu localement plus de 120 m d’épaisseur depuis le début du XXe siècle. »
« Tous les ans depuis 1949, des scientifiques montent observer ce site. Il s’agit de la plus longue série de mesure de tout l’arc alpin, et la seconde plus longue série au monde derrière celle du glacier Storglaciären, en Suède, initiée en 1946. Chaque printemps, des prélèvements sont effectués pour mesurer le volume de neige, le peser, en mesurer la densité et en donner l’équivalence en mètre d’eau pour suivre l’enneigement hivernal. Quand la neige a fondu, l’épaisseur de glace est mesurée à partir de balises insérées à dix mètres de profondeur. « Le glacier a perdu 100 mètres d’épaisseur, il reste au point le plus haut 10 mètres d’épaisseur de glace », relève le glaciologue.
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