Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’

Selon l’INSEE, les inégalités se creusent, les riches sont plus riches, les pauvres plus pauvres

Publié le 8 avril 2010

« En 2007, le niveau de vie annuel moyen des personnes vivant en France métropolitaine s’établit à 21 080 euros. Le niveau de vie évolue en lien avec les différentes étapes de la vie et connaît deux phases de forte progression avec l’âge : la première entre 23 et 31 ans et la seconde entre 46 et 55 ans. Entre 2005 et 2007, les inégalités de niveau de vie évoluent peu pour 90 % de la population mais elles se creusent avec les plus aisés. Le niveau de vie médian, en hausse de 2,1 % par rapport à 2006, est, quant à lui, de 18 170 euros. En 2007, le seuil de pauvreté à 60 % de la médiane correspond à un niveau de vie de 908 euros par mois. 13,4 % de la population, soit 8 millions de personnes, vivent au-dessous de ce seuil. Les familles monoparentales, les personnes vivant dans un ménage immigré et les chômeurs restent particulièrement exposés au risque de pauvreté monétaire. L’étude de la pauvreté en termes de conditions de vie repose sur le repérage des difficultés dans la vie quotidienne ou de privations d’éléments d’un bien-être matériel standard. En 2007, 12,2 % des ménages sont pauvres en conditions de vie. Ce sont principalement des difficultés liées à la contrainte budgétaire (13,1 %) et des restrictions de consommation (12,1 %) qui sont évoquées. Si la pauvreté en conditions de vie est fortement liée au revenu du ménage, seuls 4,3 % des ménages cumulent les deux formes de pauvreté. »

Voir le détail dans l’étude complète en ligne

Une mesure de l’évolution de la pauvreté est le dérapage des dépenses sociales que ce soit au CCAS de Grenoble ou au Conseil général. Malheureusement la situation va encore empirer à cause de la destruction massive d’emplois. La politique gouvernementale creuse les inégalités, il est urgent de mettre en place d’autres politiques publiques au niveau national comme local. A Grenoble la majorité municipale « droite-gauche » n’a toujours pas pris la mesure de la dégradation de la situation de très nombreux Grenoblois, elle augmente violemment les impôts, elle laisse la Compagnie de Chauffage pratiquer des prix exorbitants… et poursuit ses politiques de prestige… Elle a été sanctionnée lors des élections régionales, il faut poursuivre la résistance.

La rocade nord, quand c’est fini ça recommence !!! Mais à quoi nos politiques s’amusent-ils ?

Publié le 8 avril 2010

nitunnelniviaducLe contournement autoroutier de Grenoble est un rêve vieux de plus de trente ans.

La solution initiale (tunnel à gabarit international) était tellement chère et le trafic de transit insuffisant, l’Etat avait laissé tombé. A. Carignon avait un moment essayé un passage tout en souterrain sous le centre ville pour faire plaisir à Bouygues. Puis est venu en 1998 l’idée du professeur Bovy qui au moment de la préparation du PDU 2000-2010 a doctement expliqué que pour permettre le développement harmonieux des transports en commun, il fallait créer un ring complet autour de Grenoble avec de multiples entrées et sorties permettant la mise en place du plan marguerite. Pour faire avaler ce miracle à nos chers décideurs, il suffisait de leur vendre une rocade « écologique » pour pas cher. Pour seulement 300 M€ il était proposé une rocade tout enterrée depuis l’A 480 jusqu’à l’A 41, gratuite et avec le traitement des gaz d’échappement. A part les élus écologistes à la Métro, tous les élus ont voté les yeux fermés malgré les remarques disant que le prix annoncé était faux et les difficultés techniques insurmontables.

Les collectivités ont alors essayé de mouiller l’Etat dans cette affaire pour qu’il participe au financement de la rocade. Des pré-études sous maîtrise d’ouvrage de l’Etat ont été lancées et fin 2002, la DDE indiquait que la rocade inscrite dans le PDU n’était pas faisable (impossible de passer sous l’Isère à St Martin le Vinoux),  son coût beaucoup plus élevé, et qu’on ne pouvait pas traiter les gaz. Une solution intermédiaire a alors été étudiée dans le détail par la DDE, la fameuse rocade à 700 M€. Mais l’Etat a décidé de ne pas participer à son financement, les collectivités ont donc abandonné le projet car trop cher.

Jusqu’au jour où un retraité de l’équipement est venu vendre une rocade plus simple et moins chère à A. Vallini. Qui a immédiatement abandonné le projet de tram Ysis (ancêtre de la ligne E) et a dépensé des dizaines de millions d’euros pour un projet qui vient de mourir, tué par une simple commission d’enquête qui pourtant ne donne qu’un avis.

Le projet du CGI est abandonné, mais attention un autre projet pourrait être étudié selon A. Vallini.

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La résistance au fichage des enfants (base élèves) est légitimée par l’ONU !

Publié le 8 avril 2010

Le Collectif national de résistance à Base élèves communique

« Nous le savions : des directrices et directeurs d’école refusant d’inscrire leurs élèves dans Base élèves 1er degré (BE1D) sont menacés de sanctions ou ont déjà été victimes de sanctions. Ce que nous pouvons dire maintenant, c’est que ces directeurs ont acquis le statut de défenseurs des droits de l’homme menacés en raison de leurs activités en faveur des droits de l’enfant. En effet, deux experts, les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur le droit à l’éducation et sur les droits de l’homme des migrants ainsi que le Comité des droits de l’enfant Nations Unies considèrent que la base élèves constitue une menace pour le droit à l’éducation des enfants, en particulier des enfants migrants.

En novembre 2009, le Collectif national de résistance à Base élèves, la Ligue des droits de l’Homme et le syndicat enseignant SNUipp-FSU Isère sont intervenus auprès de la Rapporteuse spéciale en faveur des directeurs menacés de sanctions parce qu’ils refusaient d’inscrire leurs élèves dans le fichier “base élèves”.

Le rapport présenté au Conseil des Droits de l’homme par la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies sur la situation des Défenseurs des droits de l’homme dans le monde vient d’être publié. Il révèle que le 10 décembre 2009, la Rapporteuse spéciale, conjointement avec le Rapporteur spécial sur le droit à l’éducation et le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants sont intervenus auprès du gouvernement français. Le gouvernement français n’a toujours pas répondu à leur demande. Aujourd’hui la Représentante «exhorte le Gouvernement à répondre au plus vite aux craintes exprimées dans celles-ci». (Les échanges sont secrets jusqu’à la date de la parution du rapport.)

Aux paragraphes. 839 et suivants (voir ci-dessous), se trouve résumée la communication envoyée le 10 décembre dernier aux autorités françaises en faveur des directrices et directeurs isérois menacés de perdre leur poste parce qu’ils refusent de ficher les enfants. (Les faits, bien qu’avérés, sont relatés au conditionnel du fait que le Ministère n’a pas donné de réponse.)

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A propos de la préparation des présidentielles de 2012 et de la candidature de DSK…

Publié le 8 avril 2010

Lu dans Le point (8 avril 2010)

« Seul Michel Destot s’active au sein de son club, Inventer à gauche. Certains soirs, dans une belle salle à manger du Palais-Bourbon, le maire de Grenoble phosphore avec ses amis (les anciens ministres Catherine Tasca et Alain Richard, le député Tony Dreyfus…). Il prend aussi beaucoup de contacts, comme bientôt avec Martin Bouygues, patron de TF1, au cas où. « Je peux ramener à Dominique bon nombre de patrons du CAC 40 », assure Destot.* Au sein du canal loyaliste – celui qui a soutenu Aubry avec l’assentiment de DSK -, on sourit. Pour les amis de Cambadélis, les efforts de Michel Destot visent avant tout à se raccommoder avec Strauss… »

Quand on disait que M. Destot était l’ami des « grands groupes » ce n’était pas un simple slogan.

* c’est nous qui soulignons

Le GF 38 bientôt en National ?

Publié le 8 avril 2010

Il est clair que le GF38 est promis à la ligue 2 vu son classement actuel. Mais si le 15 avril 2010 le club n’apporte pas des garanties financières solides à la DNCG (direction nationale du contrôle de gestion), il pourrait bien se retrouver déclassé en National !

Le 30 juin 2009 lors de l’arrêt des comptes de la société GF38, les capitaux propres avaient fondus à cause d’un résultat déficitaire énorme de 5,3 M€ ! Est-ce qu’Index Corporation va remettre des capitaux dans l’affaire ? Décidemment le rayonnement de grenoble risque d’en prendre encore un coup. A suivre

Pour une autre politique des déplacements dans l’agglomération

Publié le 31 mars 2010

nitunnelniviaducIl aura donc suffit d’un avis d’une commission d’enquête pour mettre à bas le projet de rocade nord du Conseil général ! Pourtant il ne s’agit que d’un simple avis que le maître d’ouvrage n’est pas obligé de suivre. Mais son contenu est tellement sévère pour les tenants de la rocade que ces derniers sont KO debout. Poursuivre signifierait s’enfoncer encore plus car le dossier est tellement fragilisé qu’il ne tiendrait pas face à des recours devant la justice administrative. Les responsables du Conseil général, de la Métro, du SMTC, de la Ville de Grenoble et de toute la droite s’étaient persuadés que sans la rocade il n’y aurait pas de salut pour une politique des déplacements dans l’agglomération, qu’ils se sont disqualifiés pour proposer des solutions efficaces et réalistes.

Ils devraient maintenant confier aux associations et mouvements qui se sont battus pour proposer des alternatives à ce projet d’un autre siècle l’animation du débat public sur cette question. Souhaitons que dans les mois qui viennent ces débats s’organisent et que les collectivités proposent les budgets nécessaires pour qu’enfin les solutions se mettent rapidement en place. Le projet de rocade a ralenti tous les autres projets, il a englouti des millions d’euros, il a fait perdre un temps précieux, maintenant il est urgent d’agir.

L’ADES y participera activement, elle a déposé lors de l’enquête publique une contre proposition globale et chiffrée qu’elle met au débat.

Conseil municipal de Grenoble, la droite explose…

Publié le 31 mars 2010

La droite ne sait plus où elle habite ! Il y a maintenant 6 groupes politiques représentant la droite au conseil municipal, 3 dans l’opposition et 3 dans la majorité, et il y a un élu de droite dans le groupe PS et apparentés ! Voici la géographie actuelle de cette balkanisation qui évolue tous les jours. Entre parenthèse la personne qui assure la présidence du groupe :

Dans la majorité :

  • groupe Elus Démocrates de Grenoble (B. Betto), 2 membres
  • groupe Grenoble Démocrate (Ph. De Longevialle) 3 membres
  • groupe Modem (M. Bachir Cherif) 3 membres

Dans l’opposition :

  • groupe UMP, Majorité Présidentielle, Divers droite et Société civile (F. De Sans Nicolas) 4 membres
  • groupe Union pour un Mouvement Populaire (N. Béranger) 2 membres
  • groupe Majorité Présidentielle (M. Chamussy) 3 membres.

A noter que ces deux derniers groupes forment un intergroupe dénommé Rassemblement pour Grenoble !

Rajoutons que lors du conseil municipal du 29 mars, MM. Chamussy et De Sans Nicolas se sont réjouis de la mise à bas de la rocade-nord par la commission d’enquête, oubliant les promesses qu’ils avaient faites lors de la campagne des élections municipales en s’engageant pour « la réalisation prioritaire de la Rocade Nord » !

Michel Destot ou le cynisme en politique

Publié le 31 mars 2010

Lors du conseil municipal du 29 mars, en réponse aux questions orales l’interrogeant sur les suites à donner à l’avis défavorable de la commission d’enquête sur la rocade nord, le maire a fait un long développement qui visait à expliquer que l’abandon de la rocade ne changeait rien aux projets de la ville, qu’il faudrait éventuellement les faire un peu évoluer.

Voila une personne qui depuis des années explique que cette rocade est indispensable pour l’avenir de Grenoble, qui empêche tout débat démocratique sur ce point et qui est capable de tourner casaque comme si de rien n’était ! Malheureusement, il n’y a pas que sur cette question que le maire assène des affirmations péremptoires qui s’avèrent souvent fausses. Ce mode de gouvernement de la Ville nous entraîne dans le mur. Le maire veut bien maintenant d’un débat sur la politique des déplacements, mais à huis clos ! Les grandes promesses du mandat sont abandonnées les unes après les autres, il ne faut pas s’étonner que l’abstention se mette à dominer les élections avec des pratiques politiques aussi cyniques.

Monsieur Baïetto, ami des grands groupes du BTP

Publié le 31 mars 2010

Le 26 mars au conseil de la Métro, Marc Baïetto intervenant suite à une demande de débat sur la rocade nord après l’avis défavorable de la commission d’enquête renvoie ce débat à plus tard tout en donnant son point de vue. Comme il l’a dit au Conseil général la veille, le plus grave si il y a abandon de ce projet c’est la perte d’emploi dans le BTP liée à la construction de cette rocade. C’est tout à fait curieux et inquiétant.

Jusqu’à présent dans l’esprit des promoteurs de la rocade, ce projet visait à résoudre les problèmes de déplacements, on apprend maintenant que c’était pour donner du boulot au BTP ; et quel BTP ! La construction de ce type d’infrastructure fait appel aux très grands groupes du BTP (Vinci, Eiffage, Bouygues…), fortement capitalisés, et la réalisation d’une telle rocade aurait eu beaucoup moins d’impact sur l’emploi local que des campagnes d’isolation et de réhabilitation ou de constructions de logement ou de travaux pour de lignes de tram, pour le même niveau d’investissement.

Marc Baïetto défend l’indéfendable, il se fait le promoteur des grands groupes du BTP !

L’avis défavorable à la rocade, une leçon de démocratie

Publié le 31 mars 2010

nitunnelniviaduc
Depuis 1999, date où a été inventé le concept de rocade nord à gabarit réduit, il n’y a jamais pu avoir un débat à égalité entre tenants et opposants à la rocade. Les tenants ont toujours organisé des débats en cachant des informations et sans permettre aux opposants de pouvoir développer leurs arguments. Voici la première et seule fois où les arguments des uns et des autres sont présentés à égalité devant une commission liée à aucune des parties. Cette commission a entendu les uns et les autres et le Conseil général a même eu l’avantage de pouvoir répondre aux arguments présentés par les opposants à la rocade qui eux n’ont pas eu connaissance de ces réponses. Malgré ce déséquilibre, les commissaires ont pris fait et cause pour les arguments des opposants en soulignant que le projet ne répondait pas aux enjeux posés par les difficultés des déplacements dans l’agglomération. Ils ont même noté qu’il y avait eu de nombreuses présentations fallacieuses dans ce dossier !

Il est rare qu’une enquête publique atteigne ce degré dans le débat contradictoire, il faut dire que les opposants à la rocade s’étaient préparés comme jamais à la participation à ce type d’enquête et depuis des années ils avaient décortiqué tous les dossiers et les avaient expertisés dans le moindre détail. Leurs arguments et leur sérieux ont emportés l’adhésion des commissaires enquêteurs.

C’est une véritable victoire de la rationalité sur une idéologie du siècle dernier : quelle belle victoire de la démocratie.

Programme Local de l’Habitat (PLH)

Publié le 31 mars 2010

Le conseil de Métro a voté à une très large majorité (un seul contre, M. Chamussy représentant une partie de la droite grenobloise), le PLH 2010-2015 qui propose des engagements de la Métro et des communes en ce qui concerne les constructions et les réhabilitations de logements pour les 6 ans à venir. Les débats ont fait ressortir les désengagements de l’Etat et aussi malheureusement du Conseil général de l’Isère qui a décidé de diminuer ses aides à la construction du logement social lors du vote de son budget 2010. Globalement le PLH est positif, même si les efforts de certaines communes de l’agglomération ne sont pas à la hauteur des besoins et des exigences de la loi SRU – Solidarité et renouvellement urbain (minimum de 20 % de logements sociaux dans la plupart des communes).

Rocade nord : avis de décès !

Publié le 24 mars 2010

nitunnelniviaduc
La commission d’enquête sur le projet de rocade nord du Conseil général de l’Isère a rendu son rapport et ses conclusions le 22 mars 2010. Elle donne un avis négatif à l’utilité publique de ce projet. Même si formellement le projet n’est pas arrêté il vient d’essuyer un revers fondamental.

En effet, les motivations des commissaires enquêteurs, unanimes, sont d’une très grande sévérité sur le fond du projet qu’ils condamnent sans appel.

La commission d’enquête termine ses conclusions par ce jugement :

« Les inconvénients générés par ce projet de rocade, dans sa consistance et ses effets, l’emportent sur ses avantages sans qu’il soit possible, pour autant, d’y remédier, au risque de modifications trop substantielles qui en altéreraient son unité fonctionnelle et son économie générale, dès lors la commission d’enquête à l’unanimité de ses membres émet un avis défavorable à ce qu’il soit conféré le caractère d’utilité publique à ce projet de rocade nord de Grenoble. »

La plupart des critiques portées par les opposants sont reprises et parfois amplifiées par la commission d’enquête, par exemple :

  • la critique cinglante contre la consultation bidon de l’été 2007
  • la rentabilité économique du projet est très exagérée (d’au moins un facteur 4 !)
  • le projet augmentera les bouchons aux accès à l’agglomération
  • la hausse du trafic automobile et la baisse de la part modale pour les TC
  • le bilan des émissions de gaz à effet de serre et de consommation d’énergie ne répondent pas aux exigences du Grenelle de l’environnement et n’impliquent pas une diminution significative de la pollution de l’air
  • la sous estimation des risques pour la santé, notamment pour le CHU
  • les critiques très dures sur l’insertion urbaine du projet, son impact visuel, paysager, sur le patrimoine, sur la presqu’île scientifique, à Saint Martin le Vinoux et à la Tronche, dans une moindre mesure à Meylan
  • les critiques des communes sont considérées comme revêtant un intérêt général aussi légitime que celui du Conseil général
  • il y a tellement d’incertitudes sur les conséquences de ce projet qu’il n’est pas possible de garantir à la population une absence de préjudice sérieux !

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Le Conseil général votera-t-il un mauvais budget ?

Publié le 24 mars 2010

C’est ce vendredi que le Conseil général vote son budget 2010. Les finances du Conseil général se dégradent à cause du désengagement de l’Etat, de la réforme de la taxe professionnelle et de la perte de recettes dues à la crise immobilière (droits de mutation). Mais au lieu d’abandonner les mauvaises politiques (rocade nord, politique économique de droite…), le Président propose un budget qui fait des coupes sombres dans des budgets sociaux pourtant prioritaires :

  • logements sociaux, le CGI veut diminuer ses aides à la construction.
  • il pourrait y avoir de fortes baisses pour la petite enfance.

Le projet de budget propose aussi de diminuer les subventions au SMTC, de reporter des travaux sur les digues de l’Isère…

Pour l’instant seuls les élus Verts font de la résistance et ils annoncent qu’ils ne voteront pas le budget s’il reste en l’état.

Il est possible de suivre les débats en ligne sur internet (voir le site du conseil général)

Analyse du 2ème tour des élections régionales à Grenoble

Publié le 24 mars 2010

La participation s’est un peu redressée en augmentation de 12,5 %

De 42,3 % elle est passée à 47,6 % soit 4413 votants de plus et 4008 exprimés supplémentaires, certains bureaux qui avaient très peu votés au 1er tour se sont plus mobilisés par exemple à Teisseire, à A. Abry et dans une moindre mesure Mistral.

La structure de participation est très proche de celle du 1er tour, certains quartiers votent très peu et de moins en moins ce qui est un phénomène national et très typé sociologiquement.

A qui a profité ce renforcement de la participation

Voici les augmentations en voix entre les deux tours :

  • Front National + 733 voix soit + 23,9 % par rapport au 1er tour
  • Droite, divers droite et Modem 1103 voix soit +16,5 %
  • et l’ensemble de la gauche et extrême gauche : 2172 voix soit +9,5 %.

Mais ceci est une vision très simple puisqu’à part le Front National, l’électorat de gauche et de droite était dispersé sur plusieurs listes et donc avec des transferts de voix qui n’atteignent jamais 100 %. Avec une participation en hausse de 12,5 %, le FN récupère un peu plus de voix. La droite fait le plein et c’est à gauche qu’il y a une légère déperdition, mais il y avait 5 listes au 1er tour. Comme au niveau national il n’y a pas eu une compensation pour la droite au 2ème tour. La sanction contre Sarkozy reste identique à celle du 1er tour.

Les transferts de voix entre les deux tours

Lorsqu’on compare la somme des voix de gauche du 1er tour (PS, plus Europe Ecologie plus Front de Gauche et extrême gauche) avec celles du 2ème tour pour la liste d’union de la gauche et des écologistes on trouve une corrélation très forte sur les 86 bureaux de vote (coefficient de corrélation de 0,95). Si on exclu les voix d’extrême gauche, la corrélation diminue à 0,89. Il y a donc un transfert très bon de tous les électorats du 1er tour.

Corrélation entre les voix de gauche (PS, EE, FDG) + extrême-gauche (NPA, LO) entre le 1er et le 2ème tour

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Dimanche votons massivement pour la liste de gauche et des écologistes !

Publié le 18 mars 2010

Le premier tour des élections régionales a sanctionné la droite, mais malheureusement le Front National a dépassé largement les 10 % des exprimés ce qui lui permet de se maintenir au deuxième tour.

  • Le premier enjeu est que l’extrême droite obtienne le minimum d’élus. Avec 10 % il pourrait obtenir 11 ou 12 élus. Pour faire baisser ce score il faut augmenter la participation le plus possible et expliquer à toutes celles et ceux qui considèrent que les jeux sont faits, et qu’il n’y a plus besoin de se déplacer, qu’au contraire il faut se mobiliser pour minimiser le poids du FN à la Région.
  • Le deuxième enjeu est évidemment d’approfondir la sanction contre la politique de Sarkozy et pour cela il faut augmenter encore les votes pour la gauche et les écologistes en votant pour la liste unitaire proposée par le PS, Europe Ecologie et le Front de Gauche.

Analyse des résultats du 1er tour des élections régionales, notamment à Grenoble

Publié le 18 mars 2010

V. Comparat nous propose une première analyse des élections régionales et les conséquences pour l’avenir politique à Grenoble.

Les résultats sont conformes aux grandes tendances nationales mais avec toujours une exception grenobloise de plus en plus marquée. L’ADES avait indiqué avant l’élection que si le score du PS passait en dessous de 32 % à Grenoble ceci signifiait une lourde sanction pour le maire et sa majorité « droite-gauche ». Avec seulement 27,5 % la sanction est très sévère. Les conséquences pour l’avenir sont importantes et les écologistes et leurs alliés ont les cartes en main pour devenir le ferment d’une nouvelle majorité politique vraiment de gauche et écologiste, capable d’offrir une alternative efficace face aux errements de la majorité « droite-gauche » de M. Destot, dont le rejet est de plus en plus marqué.

L’enjeu pour Europe Ecologie est maintenant de se construire comme un véritable mouvement, capable d’exister, d’être force de proposition et d’action, et d’ancrer durablement l’écologie politique à gauche dans le paysage français, au-delà des seuls rendez-vous électoraux. Et à Grenoble comme ailleurs qu’elle s’associe avec toutes celles et ceux qui veulent que ça change.

L’ADES quant à elle va continuer, comme elle l’a toujours fait, à travailler avec toutes les forces de gauche, écologistes et alternatives, afin de continuer à faire progresser concrètement dans notre agglomération les valeurs de démocratie, d’écologie et de solidarité.

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La Métro, un nouveau départ ?

Publié le 18 mars 2010

Le 12 mars, Marc Baïetto a été élu président de la Métro à la place de Didier Migaud nommé par Sarkozy à la Cour des Comptes. Lors de son élection, le nouveau président a insisté sur la nécessité de remettre la politique au centre des débats et décisions de la Métro. Cela pouvait être interprété comme un certain désaveu des pratiques antérieures et une volonté de faire évoluer le fonctionnement de l’assemblée délibérante. Gilles Kuntz, notre représentant a dit qu’il jugerait l’action du nouveau président sur ses actes. Les premiers actes ne sont pas là pour nous rassurer, la droite et la « gauche » ont négocié en sous main en se répartissant présidences et indemnités pour que l’élection du nouveau président se fasse dans un fauteuil sans aucun adversaire. Le nouveau président a aussi justifié la poursuite de l’endettement de la Métro, ce qui signifie que l’augmentation des impôts va se poursuivre inexorablement sans service rendu supplémentaire, notamment en faisant payer dans la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), la collecte mais aussi le traitement des déchets.

Autre inquiétude, G. Fioraso, 1ère Vice-présidente est « chargée du développement économique, universitaire, scientifique et de l’innovation ». Donc le développement universitaire et scientifique est mis à la remorque de la politique économique et de l’innovation. C’est une parfaite illustration d’une politique de droite visant à mettre l’université et la recherche sous la coupe des intérêts économiques. C’est la poursuite à marche forcée de l’opération GIANT qui vise à mettre le développement technologique au centre du système de recherche grenoblois, tuant à terme la recherche fondamentale et le pluralisme de l’université.

Rocade-nord, le conseil général s’entête…

Publié le 18 mars 2010

Avant même d’obtenir les autorisations nécessaires pour réaliser la rocade-nord, le conseil général de l’Isère (CGI) a fait couper de nombreux arbres à la Tronche près du cimetière (là où la rocade serait en aérien pour y installer le péage), et va démolir sous peu une maison qui aurait pu être utilisée pour loger une famille… Il est prévu de protester sur place contre cette démolition qui ne se justifie pas et qui pourrait se dérouler la semaine prochaine.

Le rapport de la commission d’enquête sur la rocade devrait être rendu au Préfet après les élections régionales, il ne fallait pas que ce dossier vienne polluer le bon déroulement des élections et augmente encore le score des écologistes ! Le Préfet demandera ensuite au Conseil Général de prendre une délibération réaffirmant l’intérêt général de cet aménagement, ce n’est qu’après cette formalité que le Préfet pourra délivrer ou non la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) qui marquera le début de l’éventuelle réalisation de la rocade. Le CGI passera ensuite une délégation de service public avec une entreprise privée pour la charger de la réalisation effective des travaux et de l’exploitation ultérieure de l’ouvrage. Pour cela il faudra finaliser les aspects financiers de l’opération ce qui ne va pas être le plus simple car le coût réel de la rocade est beaucoup plus élevé que prévu et que le privé ne pourra pas aller au-delà de 200 M€, ce qui laisse une ardoise très lourde au CGI qui cherche toutes les solutions lui permettant d’étaler la facture. L’ADES a décidé d’utiliser tous les moyens du droit pour empêcher la réalisation de cette rocade qui est une aberration. Des recours sur des décisions préparatoires ont déjà été déposés et devraient être examinés prochainement par le tribunal administratif.

Le Rouge et le Vert hebdo, bulletin de naissance de la version électronique

Publié le 11 mars 2010

Le Rouge & le Vert a vu le jour fin 1983. Le choix de ce titre était à la fois un message politique et un clin d’oeil au roman du « Grenobloua » Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle, qui est né rue des Vieux Jésuites (aujourd’hui rue Jean-Jacques Rousseau) à Grenoble et y a séjourné de 1783 à 1799.

Voici ce que nous écrivions il y a 26 ans :

« Pourquoi Le Rouge et le Vert ? S’agit-il d’une lecture daltonienne de l’œuvre de Henri Beyle ?… Certains penseront aux couleurs de la légion étrangère, d’autres à un symbolisme politique ou à une politique symbolique. Lisons plutôt l’interprétation de Joël de Rosnay dans « les chemins de la vie » : Parmi les couleurs chatoyantes de la vie, celles que nous connaissons peut être le mieux sont le rouge et le vert, tons complémentaires qui composent la palette des peintres. Le rouge du sang, c’est l’hémoglobine. Le vert des feuilles la chlorophylle. Deux pigments essentiels de la vie, mais que tout semble séparer, comme la frontière entre le monde animal et le monde végétal. Et pourtant la structure chimique de base qui les compose est très voisine… Sans les plantes pas d’animaux, sans les animaux, pas de plantes : complémentarité et interdépendance… »

C’est pourquoi nous lions solidarité et écologie, le rouge et le vert, le tout cimenté par la démocratie. Il n’y a pas de plus beau programme politique.

La version papier de Le Rouge et le Vert en est à son 116ème numéro. Nous avons décidé de mettre en place un outil d’information hebdomadaire pour répondre rapidement à l’actualité. Il sera édité uniquement en version électronique.

Pour vous abonner : cliquer ici, vous recevrez un message de confirmation auquel il faudra répondre pour valider l’inscription.

Quelle histoire ! (d’après Stendhal…)

Publié le 11 mars 2010

Pour fêter la naissance de Le Rouge & le Vert Hebdo, Raymond Avrillier nous propose une présentation du livre « Le Rouge et le Noir », célèbre roman de Stendhal, revisité en 2010 et décrivant la trajectoire politique de D. Migaud.

Pour ceux qui n’auraient pas lu Le Rouge et le Noir, voici un résumé… actualisé et localisé

Le Rouge et le Noir, sous-titré Chronique de 2010, est un roman qui comprend deux parties : la première retrace le parcours provincial de Didier Migaud, son entrée chez Mermaz, et la montée de ses ambitions au parti socialiste, et la seconde la vie du héros à Paris comme homme à tout faire de monsieur de Sarkozy, et son déchirement entre ambitions et sentiments.

En épigraphe, Le Rouge et le Noir, Chronique de 2010 porte « La vérité, l’âpre vérité. DANTON ».

Première partie

Aussitôt, l’auteur plante avec précision le décor de la petite ville de Grenoble en Isère et la situation sociale et politique, définissant l’atmosphère dans laquelle se forme l’état d’esprit du héros.

Didier Migaud est le troisième fils du parti, scieur, qui n’a que mépris pour les choses intellectuelles et Didier se révèle très tôt doué pour les ambitions. Si le jeune garçon peut réciter par cœur le règlement intérieur du parti socialisse, s’il bénéficie de la protection du chef de l’Etat, ledit Sarko, il connaît aussi tous les détails du protocole de l’Elysée, car paradoxalement il voue une admiration sans bornes à un homme de la même taille, Napoléon Bonaparte, qu’il considère tout à la fois comme un Dieu et comme un modèle de réussite. Malmené dans sa famille socialisse qui le tourne sans cesse en dérision ou lui fait subir des violences, il est protégé par Mermaz qui le recommande à Fabius, puis le fait entrer aux séminaires du parti.

Ce sont là les débuts de Didier dans le monde de la bourgeoisie provinciale. Malgré sa timidité naturelle, il parvient peu à peu à séduire M. de Sarko. La vie de Didier chez les Sarko est donc marquée par sa vive passion pour eux et par son ambition démesurée. Il rêve de devenir une sorte d’alter ego de Sarko. Sa vie est donc dominée par l’hypocrisie. Au château de l’Elysée, il doit cacher ses sentiments pour la maîtresse de maison, au parti socialisse son admiration pour Napoléon et Sarko.

Au château, le jeune homme gagne rapidement le cœur du maître et il prend l’habitude de passer ses soirées d’été en compagnie de Madame qu’il surprend agréablement lorsqu’elle tente de lui faire un cadeau. La platitude du jeune homme plaît à cette étrangère rêveuse.

Didier, sur ses propres conseils, quitte son domaine des hauts de Seyssins et entre au grand séminaire de la commission des finances. Avant de partir, il a une dernière entrevue avec Madame Aubry qui lui paraît très froide alors qu’elle lui porte toujours un amour profond. De là le malentendu qui aboutira à la tragédie. Didier l’impatient confond réserve et indifférence.

Il part alors pour Paris afin de prendre ses fonctions auprès de l’illustre aristocrate.

Seconde partie

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ADES  - Le Rouge et le Vert
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