– Les oppositions ont décidé de faire durer au maximum les conseils municipaux. Pour compenser leur absence de propositions ou de contre-propositions concrètes, les diverses oppositions multiplient les interventions, au nom de la liberté d’intervention, et allongent les discours. S’ils pensent qu’ils vont ainsi ralentir ou bloquer l’action municipale ils se trompent lourdement. Il n’est pas sûr que les habitants apprécient cette façon de procéder car ils souhaitent que les élus aillent directement au but afin de construire les meilleures solutions pour améliorer la vie pour tous à Grenoble et ne se perdent pas dans des discours inutiles.
Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’
Politique politicienne
Retour sur l’élaboration des CCI
Le conseil municipal du 23 mars a été ouvert par le maire en rappelant que 50 ans s’étaient écoulés depuis la victoire de la municipalité dirigée par H. Dubedout qui allait rénover l’action municipale. Ce dernier écrivait après son premier mandat : « Simplement à Grenoble, un pari a été lancé : celui d’aboutir à la maitrise par les individus et les groupes humains de leur propre destin. Que la réussite ne soit que partielle ne signifie pas que ce pari soit insensé. »
Le nouveau pari des Conseils Citoyens Indépendants vaut d’être tenté. Revenons sur l’année écoulée et la préparation de ce lancement.
Avant son élection, la nouvelle majorité municipale avait tiré les leçons de l’échec des Conseils Consultatifs de Secteur comme lieu d’innovation de la démocratie participative. Certains CCS ont correctement fonctionné, d’autres beaucoup moins notamment à cause de leur inféodation à la mairie. Dans ses engagements de campagne elle a donc proposé de créer des conseils indépendants, ce qui supposait qu’ils ne seraient plus des structures extramunicipales et donc non présidés par des élus.
Propreté urbaine, une mise au point
La loi donne compétence aux préfets et aux maires de prendre des arrêtés en ce qui concerne notamment la propreté urbaine. Dans l’Isère, le préfet a arrêté le règlement sanitaire départemental et le maire de Grenoble a pris des arrêtés pour préciser les préconisations du préfet.
En résumé : « le balayage des voies publiques est assuré par les riverains en ce qui concerne les trottoirs et par le Service de la Voirie municipale, en ce qui concerne la chaussée. »
Voir ci-dessous ce qui est indiqué sur le site internet de la ville à propos du balayage des rues et des trottoirs. Vu les dates des arrêtés il serait judicieux que le maire reprenne un arrêté pour mettre au goût du jour ces règles qui s’imposent à tous et communique largement auprès des habitants. Il y a une coresponsabilité des habitants et de la ville pour assurer une propreté correcte sur l’espace publique.
Factures d’eau, vigilance
France Libertés et 60 millions de consommateurs ont étudié l’évolution des factures d’eau des 130 plus grandes villes de France. Il en ressort que « dans 85 % des grandes villes françaises, le prix de l’eau a augmenté plus vite que l’inflation entre 2011 et 2014. » La hausse a été en moyenne de 6,3%, alors que l’inflation a été de 4%, et les écarts se creusent entre les villes les moins chères et les plus chères.
A Grenoble, pour l’année 2015 la facture s’élèvera pour une consommation de 120 m3 à 3,04 €/m3 TTC y compris l’assainissement. La facture d’eau seule étant de 1,75 €/m3 TTC. Elle reste une des grandes villes les moins chères et il faut une grande rigueur de gestion pour maîtriser les coûts.
Un nouveau « Guide du commerce de centre-ville »
Le Conseil du commerce de France publie un guide sur le commerce de centre-ville, co-édité par le secrétariat d’Etat chargé du commerce et l’Association des maires de France (AMF).
« Le commerce de centre-ville fait aujourd’hui face à de nombreux enjeux : les défis et les opportunités posés par la révolution numérique, la nécessaire mixité urbaine qui doit allier une offre harmonisée de commerces, de logements et de services, et la faculté à attirer voire conserver une clientèle en centre-ville. Pour répondre à ces défis, le Conseil du Commerce de France a rédigé ce guide pratique à destination des élus locaux. Lire le reste de cet article »
Statut de l’élu…
Tout doucement, mais trop doucement, la loi évolue pour permettre aux citoyens de participer plus facilement aux mandats d’élus locaux. Il aura fallu plus de deux ans au parlement pour adopter définitivement le 19 mars 2015 une proposition de loi visant à améliorer l’exercice des mandats locaux. Cette loi devrait créer les conditions d’un certain rééquilibrage de la composition des assemblées locales, en faveur notamment des salariés du secteur privé et des femmes.
L’accès aux mandats locaux devrait ainsi être plus facile, grâce à l’extension à de nouveaux bénéficiaires du congé auquel ont droit les candidats aux élections locales, de même que du crédit d’heures instauré pour les élus locaux.
Les salariés rencontreront moins d’obstacles pour exercer un mandat local à plein temps. Le droit à la suspension du contrat de travail et à la réintégration dans l’entreprise à la fin du mandat bénéficiera en effet aux adjoints aux maires des communes de 10.000 habitants au moins, alors que le seuil était auparavant de 20.000 habitants.
Les élus qui se trouveront sans emploi à l’issue de leur mandat auront droit au versement d’une allocation différentielle de fin de mandat durant un an, au lieu de six mois jusqu’à présent. La validation des acquis de l’expérience des élus locaux permettra à ceux-ci un meilleur retour sur le marché du travail.
Agenda : conseil municipal, lanceurs d’alerte, Flûte Enchantée…

© Ville de Grenoble
Conseil municipal lundi 23 mars à 18 h : Création des conseils Citoyens Indépendants (voir article), mise en place d’une mission d’information et d’évaluation sur les frais de mission des élus (voir article) et 56 autres délibérations : ordre du jour à décharger ici.
Mercredi 25 mars de 19h à 22h à l’Amphi Weil (campus de Grenoble). Lanceurs d’alerte et cas de censure, Clearstream contre Denis Robert.
Dans le cadre du cycle « Connaissances censurées ? Sciences et liberté d’expression » piloté par le collectif Cortecs :
Une projection-débat avec le journaliste Denis Robert
Pollution atmosphérique
Début 2015, l’institut de veille sanitaire avait rappelé que lorsqu’il y avait une augmentation de la concentration des particules fines PM10 (diamètre inférieur à 10 microns) de 10 microgrammes par m3 cela augmentait d’environ 0,5% la mortalité à court terme (5 jours).
Suivant les conditions météorologiques, la concentration à la station de mesure de Grenoble oscille entre 10 microgrammes/m3 à 50 microgrammes/m3 et même parfois plus. A cette période de l’année les pics de pollution sont fréquents. Voir le graphique ci-contre qui donne les concentrations entre le 1er février et le 17 mars 2015.
Le Syndicat Mixte des Transports en Commun, lorsqu’il y a une prévision de dépassement du seuil de 50 microgrammes/m3, décide de permettre aux usagers du réseau TAG de pouvoir voyager toute la journée avec un seul ticket. C’est ce qui a été fait pour la journée de mardi 17 mars ; par contre l’alerte n’a pas fonctionné pour les épisodes du 10 et 11 mars, ainsi que pour le 15 mars.
Élections départementales à Grenoble
N’oubliez pas d’aller voter dimanche en faisant bien attention au bureau de vote dans lequel vous êtes inscrit car pour certains bureaux il y a changement de lieu de vote : la dernière carte électorale reçue chez vous ce mois-ci l’indique. Nous ne pouvons que vous conseiller de voter pour les candidats du Rassemblement des citoyens pour une Isère solidaire et écologique qui seuls portent un changement politique répondant à nos exigences de démocratie, d’écologie et de solidarité.
Le dimanche 22 mars au soir, il faudra examiner les résultats sur Grenoble à travers plusieurs données.
Création des CCI et après ?
Le 23 mars le Conseil municipal va créer les 7 Conseils Citoyens Indépendants et définir leurs modalités de fonctionnement à travers une charte annexée à la délibération. Cette création est issue d’un long processus de co-construction qui a fait évoluer l’engagement n° 2 de la majorité qui prévoyait que le CCI était composé d’habitants tirés au sort et d’habitants désignés par les habitants eux-mêmes. Cette deuxième catégorie sera aussi tirée au sort à partir d’une liste de volontaires.
Reste maintenant à désigner les 40 personnes physiques composant chaque CCI, en « assurant un objectif de diversité » et en respectant la parité. Pour être tiré au sort, il faut avoir plus de 16 ans, habiter ou travailler à Grenoble.
La charte précise certaines modalités de fonctionnement, les CCI seront évidemment libres de définir comment ils veulent travailler avec les habitants et leurs associations et avec les autres CCI.
Politique politicienne

© ville de Grenoble
– Matthieu Chamussy voulait se faire mousser en supposant que la majorité municipale dépensait sans compter en frais de bouche. Comme un soufflé ses affirmations se sont vite dégonflées. Il s’avère que les repas incriminés revenaient à des prix tout à fait raisonnables, car il oublie qu’il faut diviser le montant total de la facture par le nombre de participants pour avoir le prix d’un repas.
– Destot déclare en soutenant les candidats du PS aux départementales : « Alors quand j’entends certains se plaindre de la baisse des dotations de l’État et en même temps, renoncer à la croissance, renoncer à des projets…avoir plus d’activités, plus d’habitants, c’est avoir plus de rentrées fiscales et je sais de quoi je parle, j’ai été maire pendant dix-neuf ans ». Effectivement il sait faire : augmenter les impôts après avoir promis de ne pas le faire pour se faire réélire. La recette est très simple. Heureusement pour les contribuables grenoblois qu’il a disparu de la scène municipale. A noter qu’il s’est fait siffler lors de son passage récent à Mistral. Il n’est peut être pas le meilleur soutien pour les candidats PS, qui cachent soigneusement leur appartenance dans leurs documents électoraux.
Frais de missions des élus : création d’une MIE
Le conseil municipal du 23 mars va décider de la création d’une mission d’information et d’évaluation (MIE) pour faire le point sur les frais de mission des élus. Elle fait suite à la découverte que l’ancien président du groupe PS durant le dernier mandat se faisait rembourser plusieurs fois ses déplacements. La Ville lui a demandé de rembourser ce qu’elle lui avait irrégulièrement payé. Sous le mandat Destot-Safar, les contrôles de l’utilisation de l’argent public étaient absents.
La nouvelle majorité, fidèle à ses engagements, veut faire la clarté sur les frais de mission des élus dans l’ensemble du groupe ville. C’est pourquoi cette MIE, prévue par la loi, est mise en place, à la demande de 12 élus de la majorité. Elle a 6 mois pour rendre son rapport au conseil municipal. Elle sera composée de 8 conseillers municipaux.
Center parcs : un grand projet vraiment inutile
L’association Pour des Chambaran Sans Center Parcs met en ligne sur son site internet, des prises de positions intéressantes concernant les grands projets inutiles.
- Auditionnés le 14 mars par la Commission spécialisée sur la démocratisation du dialogue environnemental, les mouvements d’opposition aux grands projets inutiles imposés ont présenté une plate-forme de 20 propositions pour « moderniser la démocratie participative ». On peut lire cette plateforme sur le site de Politis ici.
FUKUSHIMA, une chercheuse témoigne
Dans le journal du CNRS, un article fait le point sur ce que vit la population face à la gestion de la catastrophe par les pouvoirs en place (État et organismes internationaux).
Quatre ans après l’explosion de la centrale nucléaire à Fukushima, le sort des populations concernées est loin d’être réglé. La chercheuse Cécile Asanuma-Brice décrypte la politique qui vise à inciter ces personnes à réintégrer les zones encore contaminées. Résidente au Japon depuis près de quinze ans, elle travaille au bureau du CNRS à Tokyo et est chercheuse associée au centre de recherche de la Maison franco-japonaise de Tokyo et au Laboratoire international associé « Protection humaine et réponse au désastre » (HPDR) créé par le CNRS et d’autres institutions françaises et japonaises, à la suite de la catastrophe de Fukushima.
Le gouvernement japonais entretient soigneusement l’idée d’un retour possible dans les territoires évacués et tend à rouvrir progressivement les zones qui étaient interdites à l’habitation en relevant fortement les niveaux de radioactivité tolérés.
Patrimoine à défendre : la Casamaures
À Saint-Martin-le-Vinoux, un palais bleu perché sur la colline depuis le XIXe siècle, la Casamaures nous signale :
La Casamaures bénéficie de 34 ans de chantiers pour consolider et embellir le monument insolite qui domine l’entrée de villes de Grenoble et St-Martin-le-Vinoux, la rivière Isère ainsi qu’une nationale et une départementale.
Ce point de mire sur le paysage urbain est actuellement observé des automobilistes, des cyclistes et du tram, intrigués car de nouveau des échafaudages sur 4 façades cachent les colonnades et moulures d’arabesque en or gris. 75 m2 de toit de zinc sont actuellement mis aux normes étanchéité montagne jusqu’à fin avril.
Agenda : départementales, monnaie citoyenne, santé
Elections départementales, soirée festive à la Bastille le 18 mars
Les candidats du Rassemblement des citoyens pour une Isère solidaire et écologique organisent un meeting de fin de campagne à partir de 20 h mercredi 18 mars à la Bastille. Avec Pierre Larrouturou (fondateur de Nouvelle Donne), Martine Billard (Cofondatrice du Parti de Gauche), Sandrine Rousseau (porte-parole EELV) et Eric Piolle (Maire de Grenoble) ainsi que les 92 candidates et candidats. Accès au site de la Bastille à partir de 18h30 (aller retour gratuit en bulles!) Snack et buvette.
Auparavant vous pouvez participer à 18 h 30 à la Maison du Tourisme à la conférence organisée par le Centre de Recherche Juridique de la faculté de droit sur les élections départementales.
Mise en place des Conseils Citoyens Indépendants
Lors du conseil municipal du 23 mars, une délibération sera débattue qui fixe enfin les périmètres des 7 Conseils Citoyens Indépendants, leur composition et leurs modalités de fonctionnement. C’est la commission extramunicipale composée à parité d’élus et de citoyens qui a travaillé longuement à la préparation de cette délibération. Il s’agit de l’aboutissement d’une co-construction qui va dans le sens de ce qui était proposé par la majorité municipale dans ses engagements de campagne, mais avec un changement dans la composition du CCI qui sera totalement tiré au sort et sera paritaire femme-homme : 20 membres parmi les volontaires qui se proposeraient de participer et 20 autres parmi les habitants du territoire du CCI. Ces 40 personnes animeront la vie du CCI et feront participer le plus largement possible l’ensemble des habitants à ses travaux. Pour permettre un renouvellement du CCI, le mandat ne peut durer que 2 ans maximum, ce qui est assez court.
Budget de l’Etablissement Public Foncier Local
Le 12 mars le conseil d’administration de l’EPFL (établissement public foncier local) a voté son budget 2015. Tous les contribuables de l’agglomération (et au-delà) devraient savoir qu’ils financent par leurs impôts cet établissement public, qui est un acteur important et indispensable pour une politique foncière utile, même si elle s’avère insuffisante à l’échelle des 137 communes couvertes.
L’EPFL agit sur les territoires de la Métro, des communautés de communes du Pays de St Marcellin, de Chambaran Vinay Vercors, de la communauté d’agglomération du Pays Voironnais et de 4 communes individuelles (St Théoffrey, Prunières, Autrans, Méaudre). Cela représente 604 000 habitants.
L’EPFL est financé par la Taxe Spéciale d’Equipement (TSE) et c’est lui qui décide du montant dans la limite de 20 € par habitants et par an. Pour 2015, l’EPFL va prélever sur les feuilles d’impôts locaux la somme de 11,6 M€ soit 19,28 € par habitant, donc pratiquement le maximum.
Politique politicienne

© ville de Grenoble
– Il ne manque pas d’air J. Safar quand il accuse le maire de Grenoble d’étouffer le monde économique par la baisse de l’investissement de la ville (voir Acteurs de l’économie du 11 mars). Tous les Grenoblois savent maintenant que si il y a une baisse (légère) des investissements, c’est que la ville doit faire d’importantes économies suite à la baisse des dotations de l’Etat et à la gestion financière calamiteuse de J. Safar à la fin du mandat précédent. Il faudrait lui demander ce qu’il aurait fait pour le budget 2015 si par malheur il avait gagné les élections municipales. On connait la réponse, il l’avait donné en 2008 quant l’Etat baissait très légèrement ses dotations : il aurait augmenté les impôts après avoir promis de ne pas le faire. De son coté le maire est allé saluer les manifestants du BTP en protestant contre la politique récessioniste du gouvernement PS. Il est toujours temps d’aller signer sur le site de la ville la pétition contre la politique d’austérité du gouvernement, politique soutenue par J. Safar.

Pendant de longues années, les différentes institutions présentes dans l’agglomération recueillaient elles-mêmes les données liées à la situation locale dans sa diversité. En 2013, 10 partenaires publics ont décidé de créer un observatoire commun sur l’agglomération, l’OBS’Y afin de faire de l’observation un outil au service des acteurs publics. Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires fortes et des politiques publiques de plus en plus complexes et partenariales, la connaissance du territoire, des personnes qui y vivent, de l’évolution des comportements, des modes de vie est aujourd’hui indispensable et doit être partagé pour conduire les politiques publiques.